15/01/2013

Bonne résolution: toujours garder du recul!

Trop fort comme à l'accoutumée, Harold's Planet !

ridicule, harold's planet

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27/05/2012

Un dimanche de pause

Soleil estival quelque part sur les côtes normandes. Dehors, le calme. Même le chat en est déstabilisé. Car on se ballade même avec le chat... Dans le casque, Iggy Pop. Son dernier album. Iggy, crooner, chantant en français, aussi bien du Georges Brassens que du Roy Orbison. Les Passantes, Only the lonely. On est loin, très loin, du type qui hurlait qu'il voulait être un chien, ton chien, votre chien, après s'être lacéré à coup de tessons de bouteilles. Sacré Iggy. Même vendu sur Vente Privée.com, il demeure grand, car imprévisible.

Soleil toujours, le carnet de notes à portée de main. Wayfarer sur le nez. Le carnet de notes pour faire le point, noter des idées, préparer cours, articles, interviews. Vive l'écriture. Il faudrait pousser encore plus loin les travaux d'introspection, de bilan, de désossage perso, pour en nourrir une fiction. Quitte à se faire mal. Quitte à aller chercher partout là où ça fait mal. Histoires d'adolescence, d'étudiant, d'adulte qui glisse vers une forme de maturité. Et rendre la chose passionnante comme un thriller. Violent comme du Ryu Murakami.
Mon idéal littéraire c'est Hunter S. Thompson. Pour l'écriture qui sent le vécu et la subjectivité. Thompson s'immergeait dans ses sujets tout en se mettant en scène. Avec un humour dévastateur. Je suis trop sage pour le gonzo journalisme. Lequel est le reflet d'une époque. Et un style de vie. Evidemment, mon style de vie est sage, comparé à celui d'HS Thompson. Très sage. Marqué par les années d'humanités chez les Pères Eudistes. Dans le cocon de la banlieue ouest, pas loin d'un fief de la droite tradi et catholique, où le serre-tête en velours se marie au mocassin à glands... Bref, aux antipodes du gonzo!
Côté écriture, j'aime la simplicité d'un Echenoz, et me dis qu'un jour ou l'autre, il faudrait arriver à ce niveau d'épure. Un jour. Ou faire le choix radical de faire du Marc Lévy. Just for the money. Et pour le fun, aussi. Il faut que j'en parle à Nico Prat.
Fin des divagations.

Enjoy!

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06/11/2011

Lulu, Wedekind, Berg, Pabst, Lou Reed et Metallica

metallica,lou reed,gw pabst,wedekind,pandora,loulou,lulu,alban bergUn bon rocker est-il un rocker mort? Telle est la question qu'on se pose à l'écoute de l'album de Lou Reed et Metallica, Lulu.

Est-il préférable d'avoir rejoint le Club des 27 après une oeuvre courte mais dense, et de bénéficer d'une aura qui va croissant avec les ans? Est-il souhaitable de continuer à montrer sa bite au public passé 60 ans et faire comme si de rien n'était, y compris se taper des jeunettes backstage? Doit-on impérativement, une fois la Médaille des Arts et Lettres reçue, décider qu'il est temps d'aborder des sujets sérieux qui ne parlent pas de la futilité de choses, filles californiennes et surf?

A 27 ans Kurt Cobain, avant le coup de fusil fatal, avait enregistré avec William Burroughs. Caution littéraire, mais pas gage de respectabilité. Crédibilité rock intacte.
En 1969, à Woodstock, Pete Townshend, 24 ans, vire Abbie Hoffman de scène à coup de "Fuck off my fucking stage!". Pas de compromission, pape de la contre-culture ou pas. Crédibilité rock absolue.
En 1984, Jean-Luc Godard fait tourner Johnny Hallyday, 41 ans, dans Detective. En 1968, il filmait les Stones dans One + One. Rien à voir. L'intelligentsia française a fait semblant de ne plus prendre Johnny pour un con. Crédibilité rock nulle.
En avril 2000, Lars Ulrich, 37 ans, se lance dans les poursuites contre Napster. Blindé depuis le succès international du Black Album de Metallica, il déclenche la consternation de ses fans. Crédibilité rock = zéro.

L'âge manifestement n'arrange rien à l'affaire. Le rocker repu cherche la respectabilité. Passé la ciquantaine, voir la soixantaine, il meurt d'un cancer, façon George Harrison ou Rick Wright. Pas très rock'n'roll. Sauf dans le cas de John Entwistle qui s'est payé le luxe d'une OD.

Quand il n'est pas mort, le rocker parfois cherche la gravité. Il lit, il pense, il écrit. Lou Reed fort de sa réputation de chieur et de sa crédibilité arty, va du côté de Wedekind, et se dit que sa Boîte de Pandore*, à laquelle se sont frottés Alban Berg à l'opéra et GW Pabst au cinéma, ça vous pose un homme. Côté Metallica, comme on ne peut faire du thrash toute sa vie, qu'on mène une vie de nabab, avec femmes et enfants, qu'on s'est payé le luxe d'une psychanalyse de groupe (voir le passionnant docu "Some Kind Of Monster") pour avancer, on se dit qu'un projet arty contribuera à donner de la respectabilité au genre métalleux.

L'univers de Metallica est sombre. Celui de Lou Reed, peuplé de trans et de dealer. Lulu, histoire d'ascension et de déchéance d'une danseuse adorant les hommes riches, les serial killer et les lesbiennes ne pouvait que les séduire.

Le résultat est un hybride étrange, une sorte de monstre**, ni 100% Lou Reed, ni 100% Metallica. Ni 50/50 d'ailleurs. La voix de Lou est fatiguée. Il y a des fulgurances (The View, Brandenburg Gate, Frustration, Dragon). Un raté absolu (Cheat on me). Des bijoux (Junior Dad). A la fois on n'égale pas Berlin (mais Lou Reed peut-il l'égaler?), et on attend le prochain Metallica avec impatience.

* Die Buchse des Pandora, titre original de l'oeuvre de Wedekind, et du film de Pabst (intitulé Loulou en France, starring Louise Brooks)

** some kind of monster...

Enjoy!

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04/05/2011

Où est passée ma zone de confort?

conmfort zone, zone de confort, zenIl est une sensation étrange quand on est entrepreneur, c'est la découverte de l'absence provisoire de zone de confort. Disons provisoire, car, pour entreprendre il faut avoir un esprit positif. Se dire que rien n'est jamais définitif, qu'il faut bien démarrer, se lancer, conquérir. Que la zone de confort, on l'atteindra à un moment ou l'autre. Quand? Telle est la question. Le confort, c'est un sentiment que l'on a quand tout roule, qu'on est pris en charge, que le salaire tombe à la fin de chaque mois, que son arrivée sur le compte en banque va déclencher toutes sortes de prélèvements automatiques. Le salaire tombe, dégraissé de cotisations diverses, mutuelle, retraite, prévention, prévoyance, décès, que sais-je encore. Plein de trucs dont on se moque tant que le solde permet d'assurer le quotidien, et d'aller acquérir des biens culturels chez Zadig et Voltaire, et des fringues hype à la BNF...

On est presque inconséquent quand on est salarié. On ne s'occupe de rien, la DRH, la compta, le CE font le reste. On se décarcasse de temps à autres pour quémander un accroissement significatif de ses émoluments, histoire de coller à l'inflation, et de se payer un weekend supplémentaire à Londres, ou NYC. Bref, confort. Quelques coups de poignard de ci, de là, pour écarter les fâcheux. Un peu de LDP, histoire d'entretenir sa réputation aux dépends de quelque concurrent dans la course du rat vers les sommets de la hiérarchie. Zone de confort, vous dis-je.

Sorti du joyeux monde de la grosse boîte, le créateur d'entreprise, le consultant, l'entrepreneur individuel se retrouve face à lui même, quelques tonnes d'emmerdements mineurs et de gigantesques contrariétés. Certes, objecterez vous avec raison, il est INDEPENDANT. Donc libre comme l'air. Relisons la fable, le loup efflanqué, le chien gras et prospère au cou pelé par le collier. L'indépendance a un prix. Un ami cher m'avait prévenu, quand on est indépendant chaque victoire vous propulse au sommet, sentiment d'extase, d'invicibilité. Chaque petit échec, contrariété, insatisfaction vous fait plonger. Down. Bref, une succession de hauts et de bas, de quoi faire de Helter Skelter (The Beatles) son hymne personnel... La zone de confort, on la cherche tant que le business n'est pas consolidé. Mais finalement, le plaisir de la conquête ne prime-t-il pas sur l'absence de confort? S'habitue-t-on à ce sentiment de marcher en permanence sur un fil, sachant que la vraie vie est une navigation à vue?

Et quand on regarde de loin ce qui se passe chez France Telecom, ces salariés qui se mettent hors jeu (litote) pour cause d'absence totale de zone de confort... l'indépendance a ses vertus.

Entrepreneurs chevronés, débutants, et futurs, qu'en pensez-vous? Vos témoignage m'intéressent!

08:29 Publié dans Humeur, Idées | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : zone de confort, entrepreneuriat, business | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

21/01/2011

Retour sur TEDx Paris

tedx_logo_ok.pngCompte tenu de la promesse de TEDx, à propos des Futurs Singuliers, je me suis demandé s'il fallait chroniquer à chaud ou laisser filer le temps et voir au bout de quelques jours s'il en restait quelque chose. C'est beau de penser le futur, de se laisser bercer pendant une après-midi d'hiver par de belles idées, de bon mots, entre gens de goût qui ont envie de penser plus loin que les vérités énoncées par le journal de 20h00.

Au delà des mots, au delà de l'émotion, au delà de l'emballement. Que reste-t-il de TEDx, une semaine plus tard?

Verbatims et impressions notés au gré des conférences:

Eric Brun-Sanglard, designer d'intérieur aveugle: "Fermer les yeux plus souvent pour mieux voir". A mettre en application tout de suite. Ne pas se fier à l'apparence des choses. Grande idée.

Rafi Haladjian, créateur de lapins communiquants: "Qui connecte un oeuf, connecte un boeuf". A parlé d'innovation radicale, l'invention d'un produit totalement innovant qui n'est pas l'amélioration d'un produit existant. J'aime bien cette idée de rupture.

Elisabeth Laville, gourou du développement durable. Pas de verbatim en particulier, mais une pêche d'enfer. Rafraîchissante par son dynamisme.

Francine Leca, ponte ès-chirurgie cardiaque. Elle se décrit avec une modestie dont bon nombre de faux-gourous et fausses valeurs devraient s'inspirer avant de l'ouvrir. Son métier: de l'artisanat, couture et plomberie.

Jean-François Noubel, qui pense au delà de l'argent. Au delà de l'économie monétaire. Bon, va falloir que je passe un peu de temps sur son site, The Transitioner . On y parle d'intellignece collective. Ca change de la connerie générale...

Etienne Parizot, astrophysicien. Le type barré comme on les aime. Qui jongle avec les concepts, la 4ème dimension, la vitesse de la lumière, les muons et une boîte en carton pour iullustrer son propos. J'aime les types qui te rendent intelligents sans pontifier.

Pierre Rabhi, écolo-humaniste. Le retour aux choses simples, la croyance en la beauté des choses. On ne peut qu'aimer écouter un homme qui décrit le désert comme un gouffre horizontal.

Jean-Louis Servan-Schreiber. Respect pour celui qui fut mon premier big boss quand j'netrais dans la vie professionnelle. Il prône la résistance à l'accélération. Pas con, faire un break, reprendre sa liberté en résistant au temps qui file trop vite.

Catherine Vidal, neurobiologiste qui nous confirme que le cerveau n'a pas de sexe. Et nous rassure en affirmant que la plasticité cérébrale persiste avec l'âge. Yee-ah!

Sylvain Ordureau et son voyage dans le corps humain en 3D. Impressionnant, entre Le Voyage Fantastique et L'Aventure Intérieure.

Etienne Klein et les origines de l'Univers. Qui de la poule, qui de l'oeuf... Un pur cosmic trip!

Jacky Dupety et ses rameaux... Une bonne idée, écologiquement repsonsable. J'essaierais bien dans mon pot de fleur... Je n'ai pas les doigts verts, c'est un constat.

Nicole Turbé-Suetens plaide pour le télétravail. Pour le pratiquer de temps à autre, je ne peux qu'abonder dans son sens. Les entreprises centralisatrices préfèrent les silos sous un même toit, au risque que le seul chemin de sortie des silos soit la fenêtre pour les salariés sous pression.

A part ça...

Bernard Werber, bof... C'est un peu Igor et Grichka Bogdanoff chez les fourmis, ou Marc Lévy au CNRS... Gentil, modeste, so what? WTF?

Jacques Dupriez et son violon baryton... Pas compris le pitch... Un petit côté France Musique, confortable et pédago. L'instrument est unique, l'expérience est unique mais ne semble parler qu'au musicien...

Patrick Chapatte... J'aime beaucoup ses dessins. Pour autant, son approche du journalisme-BD est-elle innovante? Interessante sans aucun doute. Mais Joe Sacco le fait aussi. Et que penser de Guy Delisle?

Voila... Suis-je un homme meilleurs après TEDx? Qu'ai-je entrevu du futur que je ne sache déjà?

Bonne question... Je fais fermer les yeux, histoire de voir.

Enjoy!

 

 

 

 

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04/10/2010

Bloc-note express N°141

Finir une semaine sur des perspectives nouvelles, une ouverture d'esprit, la confrontation des idées, la mise en perspective, fait un bien fou. Ce doit être ça aussi, le well-being

deleuze1.jpg

Entendre parler des médias sociaux avec une mise en perspective historique et géographiquefocalisée sur la notion de vie privée. Passionnant. Qu'est-ce que la vie privée d'un point de vue historique? Une construction récente issue de l'avènement de la bourgeoisie, et de la séparation des sphères professionnelles et personnelles. Sujet brillamment exposé par Henri Isaac, Directeur de Recherche à Rouen Business School. Revenir aux fondamentaux, à Deleuze et sa théorisation de la société du contrôle, où l'individu génère sa propre surveillance. Point besoin de Big Brother. Juste Facebook Places... 

Entendre Frédéric Martel défendre son approche des courants dominants,frederic martel.jpg le mainstream. Présenté comme une chance pour les industries créatives, plus que comme une menace. Ayant lu son opus cet été, il n'y a pas eu de surprises dans l'argumentation, ni d'information supplémentaire, sinon l'annonce le lancement d'inaglobal.fr, espace de réflexion sur les industries créatives lundi 11 octobre. A suivre.


neil young.jpgQuoi de neuf? Neil Young
. Légende vivante, il vient de sortir son... que sais-je... 40ème album: Le Noise. D'ores et déjà programmé pour mon prochain "dans mon iPod ce weekend". Que peut donc avoir encore à raconter le Loner? L'album est d'une fraîcheur incroyable pour un type de 65 ans. Capable de saisir sa Gibson Les Paul et de livrer quelques perles, album électrique dépouillé. Quelques redites, un peu d'auto-citation. Intéressant, au moment où je lis sa bio, Shakey de Jimmy McDonough. Pour comprendre le personnage et sa longévité.

A part ça... Bonne semaine!

Enjoy

19/07/2010

Bloc-note express N°135

Vite fait, vite dit.

Bouquin: remise hier soir à l'éditeur de la n-ième version, enrichie, revue et corrigée, rabotée, raboutée, maraboutée. La bonne j'espère! Après, je ne réponds plus de rien.

Protéines: repeat after me: "Dukan is my friend!"

Rock'n'roll: J-12 avant la sortie du nouvel album d'Arcade Fire.

Vacances: bientôt.

Johnnie To: vu Election2. Enorme! La crème de la crème du film de gangster Hong Kongais. Brutal, violent, et passionnant!

France.fr: euh... C'est un peu pitoyable comme histoire, non... Ca va tellement bien avec la déconfiture de l'équipe de France de foot, la crise, les scandales à répétition. J'ai mal à la France, comme disait je ne sais plus qui. Un peu mal.

Les Inrocks: la compile "Collectorama" consacrée au punk est un pur régal! Rien à jeter!

Enjoy!

 

11:34 Publié dans Bloc-note express, Choses vues, Humeur, Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

09/06/2010

Bloc-note express N°130

Panne d'inspiration? Manque de temps? Activités IRL variées et intenses? Publication de notes assez aléatoire ces derniers temps. Et l'impression que je suis passé en service minimum. Ce n'est pas pour autant que je renoncerais à bloguer. Mais les affres de la création d'entreprise, de la conquête de clients, de la production de livrables pour lesdits clients, l'activité en flux tendu, avec la livraison d'un manuscrit; tout s'accumule, et on se prend à rêver de journées de 48 heures et d'un remède définitif contre la fatigue qui permette de rester opérationnel 48h/48 et 7j/7.

 

A près tout, Keith Richards le faisait bien, lui... Ca abime un peu, cela dit. Keith... Increvable. En meilleure forme que Jim. J'ai envie d'aller voir ce documentaire de Tom Di Cillo sur les Doors, When you're strange. Pour percer le mystère d'un groupe finalement météoritique. Qui a pourtant laissé une empreinte indélébile dans l'imaginaire collectif.

 

J-9 avant AC/DC. Encore 9 jours avant d'aller bramer des hymnes de stade, le poing levé, index et auriculaire tendu vers le ciel. Que sera la sensation pour une seconde fois? La première fois est toujours la meilleure. Mais la musique, ce rock graisseux et obscène, devient intemporelle. On visite AC/DC, comme on visite John Lee Hooker. La musique n'a plus d'importance. Reste le riff entêtant de la guitare saturée.

 

J-8 avant les épreuves du bac... J'ai beau me dire que c'était il y a 28 ans, la sensation est intacte. Et cette fois-ci, c'est ma fille N°1 qui le passe. La philo est toujours aussi anxiogène, avec son coefficient respectable et l'aléa de la notation. Je m'étais cramé les ailes à cet exercice. On pourra toujours regretter que les programmes scolaires expédient des siècles d'exploration et de structuration de la pensée en quelques mois, le tout sanctionné d'une épreuve de 4 heures. Platon, Nietzsche, Kant, Descartes et tous les autres méritaient mieux.

 

Rattrapage cinématographique... Je ne sais pas où vous en êtes, vous. Pour ma part, il est encore des chef d'oeuvres du 7ème art que je n'ai pas vu. Le genre de truc qu'il faut avoir dans une dévédé-thèque. On ne les regarde pas car il y aura toujours un film mineur et distrayant à voir avant de s'attaquer à un monument inaccessible. Kurosawa. En trois dimanche après-midi, hop, Ran, Rashomon et Kagemusha. C'est guttural me glisse mon entourage familial à l'oreille. Les dialogues japonais dans la quiétude dominicale, ça peut surprendre... Allez, les amis, c'est patrimonial.

 

 

 

Enjoy!

 

 

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31/05/2010

Bloc-note express N°129

La semaine dernière finit par une séance de cinéma. Une séance d'avant un weekend de trois jours, histoire de se ramollir le cerveau avec un bon blockbuster. Un truc qui ne fait pas réfléchir, du pur entertainment à l'américaine. Robin Hood. Deux heures plus tard, déception. Car si Robin Hood est inoxydable, Ridley Scott, le réalisateur, a pris un coup de vieux. Soyons cruels. Le gars Ridley a tout dit en trois films: Duellistes, Alien, Blade Runner. Le reste s'est déroulé sans surprises, avec images léchées, bandes-son léchées, et budgets opulents. Et Robin Hood, dans tout ça? Russel Crowe et Cate Blanchett sont impeccables. Max von Sidow n'est pas mort, contrairement à ce que je pensais. L'histoire de Robin des Bois étant connue, Scott se penche sur l'avant forêt de Sherwood. Comment Robin est devenu Robin. Alléchant. Et qui nous vaut une première heure éblouissante. Décalque de Gladiator. Sauf que si découverte de la Rome Antique était scotchante, la balade dans l'Angleterre du Moyen Age est plus convenue. Y'a de la boue et des châteaux. Mais ça on l'a déjà vu dans Sacré Graal. Le film s'enlise dans le verbiage, avec leçon géopolitique à la clé. Puis Robin fait une psychanlayse express, qui lui fait comprendre en 2 minutes chrono qui il est, d'où il vient, etc, etc... Par imposition de mains, z'yeux fermés et grimaces d'intériorisation intense. Manque le cri primal Jdanovien. Il devient alors Che Guevara dans le quart d'heure suivant. Puis repousse une invasion des vils français. Invasion qui fait basculer Robin Hood dans une parodie des 20 premières minutes d'Il faut sauver le Soldat Ryan. On sent en même temps que tout a été fait pour que le film ne soit point trop gore. Le Moyen Age tous publics en quelque sorte. Point d'estripages, de coups de taille et d'estoc causant moultes décapitations et tranchages de membres. Enlisement dans l'ennui, où l'on en vient à réévaluer à la hausse la dernière incursion du Sieur Scott dans les terres d'avant la Renaissance, Kingdom of Heaven. Mieux foutu, plus intéressant. C'est dire. Le film s'achève, Robin est devenu officiellement hors la loi. Il vit avec sa communauté hippie dans les bois. On peut alors regarder le dessin animé de Walt Disney en sachant ce qu'il y a vraiment dans la tête du renard.

 

 

 

A part ça... Semaine de rédaction, de révision de manuscrit. C'est long. Négociation d'un délai supplémentaire avec l'éditeur. C'est mieux. Tournage d'un plateau sur Techtoc.tv à propos de Facebook. Rencontres, rendez-vous. débordé, débordé, pas le temps de bloguer.

 

ROSE prend son essor. Nouveaux clients. Missions en cours. Conférences et interventions.

 

AC/DC, le retour... Comme si je n'avais pas tout compris en février 2009, je remets ça le 18 juin au Stade de France. Mon pote A. m'ayant proposé une place.

 

Mon autre pote A. revient de 3 semaines au Japon. En bon nippophile, j'ai suivi ses pérégrinations avec envie. Tokyo, Osaka, Kyoto. En 100% touriste, en habitant dans des ryokan plutôt que dans des grands hôtels pour mieux profiter de l'expérience. Il raconte tout .

 

Tenté par l'iPad, je résiste à l'achat d'impulsion. Je crois en l'avenir de ce type de produit, même si un article du New York Times Magazine que m'a envoyé mon pote G. donne matière à réflexion. L'iPad, l'iPod, canalisent l'usage du web. En rendant l'utilisateur dépendant de technologies propriétaires. Ne serait-ce pas la fin d'une certaine conception du web libertaire des origines?


The Rhythm, vous vous rappelez? On peut le suivre sur Twitter: The_Rhythm_DJ

 

Bande-son de la semaine (séances de rattrapage): Fleet Foxes, Foals, Jay Reatard, John Coltrane.

Enjoy!

17/05/2010

Bloc-note express N°128

Etat des lieux.

bacqué.jpgInsomnie. Lecture. Le dernier mort de Mitterrand de Raphaëlle Bacqué. Un véritable roman noir. Une histoire de Cour. Trahisons, amours secrètes, folle passion, grâces et disgrâces, balle de 357 Magnum dans la tête. Le destin contrarié de François de Groussouvre, figure secrète de la Mitterrandie. Raphaëlle Bacqué écrit avec élégance cette saga tragique, petite tranche d'histoire récente. Rien de neuf sous les ors de la République. Sinon, aujourd'hui, moins de culture, plus d'esbrouffe et de vulgarité, pour un résultat similaire. Les arrières-cuisines du royaume ne sont pas reluisantes.

 

Insomnie toujours et visionnage de quelques épisodes de l'ultime saison de Deadwood, cette série américainedeadwood3.jpgracontant crûment la conquête de l'Ouest. Violence, jeux de pouvoirs. Jamais un duel. Les joutes sont verbales. Les rapports humains sont âpres. Il faut conquérir le pouvoir, asseoir son autorité, par le jeu, la prostitution, l'élimination physique des rivaux, leur ruine matérielle. Un portrait brutal d'une Amérique en pleine constitution.

 

coltrane blue train.jpgUn fond de jazz avec Coltrane. Blue Train à fond. Solos imprévisibles de sax, de trombone, de trompette. Une musique pour l'âme et pour c'esprit.

 

Weekend de campagne. Avec un soleil inespéré. Le temps de faire des parties de tennis pour dérouiller des muscles engourdis par une longue hibernation. Les joies du déjeuner en plein air. Accessoirement, relecture du manuscrit de mon livre. C'est une étape importante. Une phase de réécriture, de réorganisation. Remise de cette version révisée à l'éditeur fin mai.

 

Enjoy!