02/11/2009

Bloc-note express N°105

Un bloc-note où il sera question de félins, de rock'n'roll, de traîtres, d'identité numérique et d'heures creuses...

Yaaaaawn.... Méga baillement du lundi matin. Famille en vacances. Seul à Paris avec le chat. Parlons-en du chat. Animal matinal. Grasse matinée connais pas. Le chaton est un emmerdeur. Disons-le tout de go au risque de nous aliéner les zamidézanimo... Il se lève tôt. Est hyper-actif. Un enfant, on le colle sous ritaline. Un chaton n'est pas raisonnable. Veut jouer. Appelle. Vient s'allonger à côté de votre ordinateur, voire sur le clavier pour vous signifier que ces trucs de geek ça suffit, qu'il faut passer à autre chose. Qu'il faut passer à la phase "entertainement". Lancer de baballe, runs déments le long des couloirs, saut d'obstacles (fauteuils, lampadaire, dossiers de chaise, etc...)... Travailler "at home" avec un chat dans les parages est une gageure.. surtout dans ses phases de démence ludique...

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26/10/2009

Bloc-note express N°104

Bloc-note express très express ce matin... Un petit film très drôle et décapant sur les gourous des médias sociaux... Je n'en fais pas une affaire personnelle... ;) Cela dit, l'utilisation des médias sociaux demande un apprentissage, et reste souvent terra incognita dans les entreprises... Il y a encore de la place pour les gourous! Avec une approche moins "laidback" peut-être...

 

Enjoy!

19/10/2009

Bloc-note express N°103

Résumé d'une semaine riche. En pleine mission de conseil. Un travail passionnant sur les mécaniques communautaires. Problématique d'une actualité brûlante. Animation d'un petit-déjeuner sur l'identité numérique et la gestion de l'e-réputation. Pas du bullshit théorique. De vraies applications pratiques! Projets, concrétisation, action... Et comme toujours, échanges, rencontres.

Pour ce qui est du passage de la théorie à la pratique, mise en place d'un blog pour une association de parents d'élèves, ambitieuse et sympathique désireuse d'apporter un souffle d'air neuf dans la relation entre les parents et l'école hors des logiques d'appareil. Travail de référencement efficace... Positionné dans les premiers résultats Google après quelques semaines d'existence.. C'est cool de fréquenter des pros du référencement. L'assoce en question a gagné vendredi soir. Une alternative aux associations régnant sans partage sur les établissements scolaires. Une initiative locale.

Politik... RAS. Entre judokas-députés et héritiers-pistonnés, mon intérêt pour la scène politique se délitte. Tout est gros, cousu de fil blanc. Une sortie d'une ancienne gloire de la pub-spectacle des années 80 à propos du web. Je ne regarde pas la télé le samedi soir. Il y a toujours mieux à faire que se coller le nez devant l'écran pour voir des histrions pas drôles tenter d'imiter Jay Leno ou David Letterman. C'est la France ringue, un peu moisie.

Surprise matinale... Un concert de Dire Straits sur la chaîne iConcerts. Un concert de la fin des années 80 ou de début 90. Plus rien à dire sur cette machine à tubes qui a accompagné la croissance du marché du CD. J'avais oublié Dire Straits qui pourtant, avait, dans ses 3 premiers albums été l'une des bandes-son de mon adolescence. Rien à dire sur le toucher de guitare de Mark Knopfler, et ce son moelleux... Vous reprendrez bien un peu de Solid Rock ou de Private Investigations, non?

Enjoy!

 

13/10/2009

Bloc-note express N°102

Bloc-note livré avec un jour de retard, vous m'en voyez contrit... La semaine passée fût riche... La semaine en cours riche elle aussi. Rencontres, rendez-vous, mission, planning de conférences, contacts. Pas un moment pour soufller.

webdeux.jpgConclusion de la semaine avec une journée au Webdeux Connect. Présentation de start-ups, workshops thématiques, conférences. J'y reviendrai en détail dans la semaine. Les acteurs du web conversationnel se déchaînent. Bouillonnent d'idées. Viennent échanger, benchmarker. Rencontres, contacts. Une journée fructueuse à l'Usine, en plein 9-3. En face du Stade de France. La blogosphère a des talents. Des noms en vrac, Wipolo, Jamespot, Multiwizz... Des confrontations de concepts: êtes vous "Green IT" ou "IT for green"? Des cas pratiques sur le management de l'e-Reputation. Des insights sur l'utilisation optimale de Twitter et comme le faisait remarquer une participante... Peu de femmes. La Webdeuxsphère manque un peu de geekettes. Alors les filles, vous faites quoi?

acer.jpgSans transition, la problématique (résolue) de la semaine dernière... Sachant qu'un Sony Vaio ultra-portable 13'3 coûte autour de 1 400€ à l'achat. Sachant que la casse de l'écran LED n'est pas couverte par la garantie. Sachant que Sony demande plus de 850€ pour réparer la chose. Sachant que des officines spécialisées dans la réparation de portables, qu'elles soient rue Montgallet, ou en banlieue demandent autour de 400€ pour remplacer ledit écran (pas en stock, à la commande uniquement - un écran LED 13'3 pour Sony Vaio, une denrée rarissime manifestement). Que va faire notre utilisateur? Claquer 400€ pour tenter, dans un délai indéterminé de sauver une machine d'à peine un an? Avec le risque que le prochain coup ce soit le disque dur, le lecteur-graveur de DVD qui trépasse... Non. Etude de marché rapide. Et achat d'un Acer 13'3, 1,5 kg pour 420€ chez GrosBill (70€ de moins qu'à la Fnac, by the way). [Disclaimer: Ceci n'est pas un billet sponsorisé. Juste un retour d'expérience. L'auteur de ces lignes n'étant lié à aucune des marques citées]

Sortie du mercredi soir... Invité au Paradis Latin... Etonnant. Plumes et filles longilignes encadrées de quelques musclors dont la virilité n'est pas forcément une évidence absolue. Entre tradition du cabaret un peu kitsch et désuet) et modernité (atmosphère dancefloor/cours d'aerobic plus un zeste d'imagerie s&m)... Etonnant mélange dans la salle entre groupes de provinciaux du 3ème âge, et tourises étrangers venus vivre l'expérience du Paris des cartes postales... Excellent champagne en tous cas.

Lecture en cours... Ubu Roi d'Alfred Jarry.

Enjoy!

 

 

05/10/2009

Bloc-note express N°101

DepecheMode_101_Back.jpg101... S'il y a un truc que j'ai retenu de mon expérience américaine, c'est le concept de 101. One-O-One (Wane-Eau-Wane)... Le 101, c'est la Pierre de Rosette de l'entreprise. A base de Powerpoint ou de site ad-hoc. Le tutorial absolu avec lequel on explique tout. Le Livre de la Genèse... Pour apprndre les foindamentaux de l'in-game, j'ai parcouru le Gaming 101 d'IGA Worldwide. Avant de l'adapter en français et de commencer le processus d'évangélisation. En enterrant au passage le vocable 101, qui aux yeux de francophones n'a auccune signification. Le One-O-One dans l'entreprise anglo-saxonne s'accomode à toutes les sauces. Pas uniquement dans l'entreprise. Le Kama-Sutra pourrait être qualifié de sex 101. Le catéchisme de l'Eglise catholique de Christian 101. La Bible, c'est God's 101... Mais attention, le 101 c'est sérieux. Professionnel. Rien à voir avec les guides (fort bien faits au demeurant) de la série "pour les Nuls" (in English: "for Dummies")... Le Management pour les Nuls, l'Histoire de France pour les Nuls, L'enrichissement de l'uranium pour les Nuls, etc... Il y a une différence importante entre pédagogie et vulgarisation! L'abscons et l'abstrait peuvent être infiltrés dans le 101... Ca fait riche et pro... lol

Lecture du weekend... What Would Google Do? de Jeff Jarvis... WWGD, lecture passionnante, fiche de lecture à venir, analyse et what would google do.jpgdécryptage...

Escapade en Bretagne le temps d'un weekend pour un mariage rock'n'roll. Air marin. Bonheur simple d'un café-croissant sur le port du Croisic. Au petit matin. Echapper à la vie parisienne pour quelques heures. En écoutant les Arctic Monkeys, Eagles of Death Metal... En dégustant l'inusable et faussement simplissime Jonathan Richman.

Pas de "dans mon iPod ce weekend", le wekend dernier... Changement d'ordinateur, réinstallation d'iTunes... Réinstallation de l'iPod et disparition des playlists, souk général... Les classifications amoureusement faites depuis des mois se voient bousculées... Et franchement, la mauvaise indexation du contenu d'un iPod rend l'expérience pénible. Des dizaines de milliers de morceaux, et le drame de l'hyper choix... On passe en mode aléatoire, parfois surprenant, parfois agréable, parfois décevant... Promis, double ration samedi prochain!!!!!

Enjoy!

 

 

28/09/2009

Bloc-note express N°100

100ème Bloc-note express!!!

Yeeeeee-haaah!

2 années de compilation hebdomadaire de choses vues, d'impressions et d'expériences. Pas d'auto-célébration égocastique, juste le constat que le plaisir de bloguer reste intact. Avec des fortunes diverses. Un peu de relâchment pendant une année amplement consacrée à la promotion du jeu vidéo. Presque quatre ans de chroniques. La cinquième année s'annonce prometteuse. Le blog a évolué. Les blogs ont évolués. In antiquis temporibus, un blog était accessible directement. On se passait l'adresse comme on échange des secrets de famille. Vinrent les agrégateurs. Netvibes. Nouvelle consommation. Virent les réseaux sociaux. Facebook, Twitter, Friendfeed. Bientôt, Grabbit. Mutiplication de points de contacts. Multiplication des occasions de lire les contenus, de partager, d'échanger, de converser.

Cette semaine est un point de départ. Nouvelle vie et transition. Projets personnels. Machin quitte Tartempion & Co pour se consacrer à des projets personnels. C'est la formule consacrée. Formule un peu vague, nous en conviendrons... Les projets sont numériques... Le monde est numérique. Digital, en anglais. Il convient de mettre du digital dans son profil. Il y a encore beaucoup à faire dans le domaine du jeu vidéo. Niche, mais belle niche. Car encore inexplorée. Pour faire du jeu vidéo un média mainstream. Evangélisation, exploration, benchmark, tests, invention des usages. Première piste. Je m'en explique icitte. Qui dit jeu, dit aussi communautés d'utilisateurs. Des communautés aux médias sociaux, le pas est vite franchi. Aujourd'hui, les marques sont confrontées au bruit des conversations initiées sur Internet. Les internautes challengent les institutions. Rien n'est acquis. Même les réputations les mieux établies. E-reputation, identité numérique. De vrais sujets.

clarke.jpgDes lectures... Le merveilleux et léger A Year in the Merde, de l'anglais Stephen Clarke (à lire en VO impérativement). La description distanciée et pleine d'humour du mode de vie français par les auteurs étrangers est. J'en profite pour reconmander Paris to the Moon, d'Adam Gopnick (américain), Les Français aussi ont un accent, de Jean-Benoît Nadeau (canadien), Sacrés Français, de Ted Stanger (américain)... Pas du Tocqueville, mais un regard tendre et amusé. Une seule phrase pour donner un avant-goût de l'ensemble du livre: "The Unions were furious that the government had been rumoured to be thinkingabout considering the possibilityof maybe looking into the purely theoretical concept that it might be one day (not now but in, say, 80 years' time) be less able to paay for transport workers to retire at 50." Ca me fait hurler de rire.

Enjoy!

 

21/09/2009

Bloc-note express N°99

Ouvrir une boîte. Puis la fermer. Passer à autre chose. Evaluer le potentiel d'un marché de niche. Se rendre compte de l'étroitesse de ladite niche. Intégrer le fait que la Long Tail a deux partie, que si les niches sont l'avenir sur le long terme, le best seller, la vache à lait reste indispensable pour garantir la durabilité de l'ensemble. Apprendre en faisant. Comprendre les lois de la finance. Comprendre des erreurs stratégiques. Commises par le siège. S'intéresser aux modèles économiques. S'intéresser à la gestion, aux montages financiers. Réévaluer le champs des possibles. Faire son bilan. Faire son deuil de choses auxquelles on a cru, parce qu'il fallait y croire, parce qu'on avait de réelles raisons d'y croire. Parce qu'on avait raison. Mais que parfois, avoir raison avant tout le monde se heurte à la réalité du marché. Etre pragmatique. Avoir la foi, la passion. Construire. Cette semaine, mon aventure dans l'in-game s'achève. Du moins sous sa forme actuelle. Etape. Revenant quelques années en arrière, la vie dans les grandes entreprises. Un confort. Celui de la grosse structure. Rassurante. Avec la chance d'être sur des fonctions autonomes. Le voyageur y a trouvé son compte. L'international, une école au contact des cultures du monde. Les rencontres, les confrontations, l'esprit en éveil. Toujours. Il fallait quitter l'institution, un jour, pour voir ce qu'il y a de l'autre côté du miroir. Franchir le cap de la création d'entreprise, de la start-up. De la boîte américaine, de la culture result-driven. Les résultats sont là. Le média est visible. L'in-game passionne. Le jeu vidéo est un univers riche. Etre au commandes de sa filiale. Pendant une année. Etre maître à bord, vendeur, business developper, en charge de la communication. Etre présent. Gagner une part de voix. Evangéliser. Rendre accessible. Partager la folie et l'excitation de l'expérience vidéoludique. Parler engagement, contribuer à la réinvention de la publicité, de la relation entre marques et consommateurs. Se réinventer. C'était le mantra du début 2008. Re-invent your life! Une étape est franchie. Des projets plein la tête. Du concret. Et plus que jamais, l'envie d'entreprendre!

A part ça... Quelques belles lectures, Les Invités de Pierre Assouline... Le microcosme se déchire au cours d'un dîner parisien. Peinture cruelle de gens sûrs d'eux. L'Homme qui m'aimait tout bas, d'Eric Fottorino. Fotto se livre. Le suicide de son père adoptif, celui qui lui a donné son nom. Peinture intime. Un homme discret dévoile un peu de lui même. Avec pudeur et émotion. (Et m'apporte a posteriori un éclairage nouveau sur un journal où j'ai passé 9 ans).

A part ça, Apocalypse sur France 2. Images bluffantes, et parfois inédites. Passionnante évocation d'un sujet qu'on croit connaître par coeur.

District 9, séance de cinéma du samedi soir. District 9, qui mériterait une chronique a lui tout seul. Le film est riche. Une parabole sur notre monde, ses déclassés, ses ghettos... L'alien est le réfugié, celui dont on veut pas dans le paysage, car il en dénature l'harmonie. On le planque, on le déplace. Film sud-africain, métaphore de l'apartheid, des apartheids. A voir.

De la musique avant toute chose, Arctic Monkeys, Faith No More, Murat, 2Pac... Du neuf, du vieux.

Et mon chat...IMG_5476.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Credits photo Agathe Dubuquoy - DR)

Enjoy!

24/08/2009

Bloc-note express N°96

ile.jpgLa possibilité d'une île... L'impossibilité d'une île... Débat Houellebecquien... Je n'aime pas Houellebecq. Je n'aime pas les proclamés "plus grand écrivain français"... Mais revenons à nos îles. Quelques jours d'isolement insulaire. Soleil, rochers et mer. L'île est un espace clos. L'île est peu connectée. Un comble pour le geek qui se découvre une forme de bizarrerie d'existence sans fil, sans réseaux ni connections... Ou presque...

D'abord la 3G... Internet Everywhere proclame Monsieur Orange...  La clé 3G, 3G+... Appendice disgracieux qui même accroché au bout d'un cable parfois ne capte rien. Ou si peu. Ou de temps en temps. C'est selon.  A condition de ne rien avoir à télécharger. Rien de lourd à consulter. A moins de n'avoir que Google ou Cragislist à consulter. Pas de couleurs. Pages légères. Pas de sophistication graphique de l'interface. Monsieur SFR n'a pas a pavoiser non plus. Aucun signal n'est capté. L'île entre Granville et Saint Malo est oubliée des opérateurs télécom. Internet Everywhere... La blague de la saison.

Jours d'isolement où l'on mesure le degré de dépendance aux nouvelles technologies, mais aussi le mythe du travailleur mobile. Le mythe de l'hyper-connectivité. Hyper-connecté, certes, à terre, en ville. Pas sur une nationale entre Villedieu Les Poëles et Granville. Le bocage normand conserve ses mystères.

levison.jpgOù l'on se pose la question de la vie sans Internet... A quoi bon? C'est une telle évidence urbaine. C'est une telle abstraction dans certains coins. Vivre sans Twitter, ni Facebook... Possible. Une forme de luddisme estival. Vivre sans bloguer... Quelques jours de break sans envie de produire quoi que ce soit. Lire, en revanche. Retrouver le contact du papier. Du livre, le machin qu'on emporte partout et que l'on retrouve gondolé au fond d'u sac de plage, plein de sel et de grains de sable et de mica. Iain Levison, le régal de l'été. Tribulations d'un précaire, Une canaille et demi (Editions Liana Levi). Plume acerbe. Dénonciation acide et pleine d'humour des dérives du grand capital et de l'impact de l'économie moderne sur l'homo sapiens.

Eté japonais, il y aurait des chapîtres entiers à consacrer à un sujet aussi riche. L'honorable partie de campagne de Thomas Raucat (Folio), la Chronique japonaise de Nicolas Bouvier (Petite Bibliothèque Payot). Deux ouvrages légers et riches pour comprendre l'âme de la société japonaise. L'un écrit dans les années 20, le second parlant du Japon des années 50 à 70. Un régal absolu pour le nippophile qui regrette ses virées annuelles à Asakusa et Akihabara.

Fin de la période dite "de vacances". Reprise de la vie parisienne. Certains aiment le Paris désert du mois d'août. Un Paris étouffant. Sans vie. Dernière semaine d'août, Paris s'éveille. Enfin!

Plein de projets, champs des possibles analysé tout l'été. Du changement dans l'air, de la continuité aussi. Affaires à suivre. Du consulting, de l'entreprenariat. L'excitation, l'odeur de la poudre.

Enjoy!

 

23/08/2009

Revisiter les grands mythes du rock (Part 2)

johnny 1.jpgOù l'auteur décide d'en remettre une couche sur Johnny Hallyday... Jojo, l'Idole des Jeunes depuis 50 ans, Notre Rockeur National... Un sujet facile pour journalistes en mal d'inspiration... La daube pure comme incarnation du wock'n'woll "à la française"... Un mérite, avoir commencé à temps, à la fin des années 50. Un tort, être toujours vivant... Et sombrer dans la caricature de la parodie... C'est dire... Un répertoire qui fait partie du patrimoine national, qu'on se surprend à connaître même par bribes... On se corrige. On se reprend. On n'a pas de disque de Johnny chez soi. On n'a rien dans son iPod. Faut pas déconner quand même... Johnny est un mystère... Les foules affluent à ses concerts. La poule aux oeufs d'or commence à fatiguer et va nous faire un final la Joséphine Baker, la ceinture de bananes et les plumes en moins... Au crédit du phénomène, la longévité. Au débit d'icelui, la longévité. Un bon rocker est un rocker mort. D'ailleurs, Johnny n'est pas un rocker, il est un rockeur, nuance... Répertoire oscillant entre rock'n'roll des origines chanté en français, pop, hard rock et variétoche consternante avec paroles engagées chantant l'amuuuur tuuujuuurs, les hommes fragiles abandonnés... Condamné au fil du temps à chanter du Barbelivien, du Berger, puis de l'Obispo ou du Calogero... La Roche Tarpéienne étant toujours proche du Capitole...

Le pékin se fait tatouer le portrait de son idoooooole sur le bras, se costume comme son idoooole avec santiags de la Halle aux Chaussures etjohnny 2.jpg tshirt estampillé "Rebel" acheté sur le marché de Villefranche de Rouergue ou La Haye-Pesnel... Plus les anneaux dans les oreilles, le Kangoo façon pick-up Dodge Ram, la mob bleue revisitée Harley... Pas gentil je suis. Johnny offre un bout d'Amérique mythique. D'Amérique qui n'existe pas avec de grands espace imaginaires, des routes sans fins sur lesquelles on roule sans but... On ferme les yeux, on est au Texas... On les ouvre, on est toujours sur une départementale de la Creuse avec les nains qui braillent à l'arrière, Kevin, Brandon et Laura... Et le petit Tennessee qui est encore à l'état foetal... Pas gentil du tout je suis...

johnny 3.jpgIl convient pour que le paysage soit complet, de s'attarder sur les Johnnies (Précision grammaticale: un Johnny, des Johnnies)... Les clones du prophète qui prêchent la bonne parole dans les contrées dans lesquelles l'idole et ses semi-remorques ne peuvent se poser... La salle des fêtes d'Hudimesnil (50), le Café des Sports de Martiel (12)... Ils sont les incarnations, les fils du Père. Nés de leur imagination fertile, un jour ils ont été touchés par la Johnnytude. Tu estoye mon fils et je t'envoye convertir les infidèles et mes sainctes paroles porter! Alleluia! Le Johnny nouvellement adoubé, suite à une révélation à droite de l'entrée S du Stade de France, ou au coeur du Kop Boulogne du Parc des Princes, tombe à genoux! Oui, Johnny, my God, je serais ton étendard! Youkaïdi, le Johhny file à la Halle aux Chaussures, se taille une veste motifs peau de vache dans le tapis du salon, justement en peau de vache, et s'entraîne à brâmer queujeut'aimeuuh (un monument à coup d'amuuur et de cheval mort, allez comprendre la dimension métaphorique...). Le public se précipite... Parfois, il n'a pas été prévenu. Ca lui tombe dessus, crac. A l'occasion d'une fête votive locale. D'un bal annuel. Divine surprise! Jooooohnny hurle le deejay... Gargl, trop tard... La double peine. Il y avait déjà eu du tango et du Patrick Sébastien. Le tonnerre, les éclairs, la terre qui tremble, la voix du Grand Barbu sur son nuage là-haut qui cligne de l'oeil et vous annonce "Bien fait pour vos gueules, l'Eternel et ses Commandements ne respectez point au quotidien! Pire que le nuage de sauterelles et les autres plaies d'Egypte! Je vous colle un clône de Johnny! Et un qui s'y croit grave!" - Car God parle djeunz!

Et le Johnny s'époumone. Le futal poutre apparente en imitation lurex façon lézard -ça parait improbable, mais ça existe- le ventre rebondijohnny 4.jpg du sybarite, la babiche, l'anneau à l'oreille, les lunettes noires Optic 2000... Le dancefloor se fige d'émoi... Le fan connaît un début d'érection -allumer le feu, c'est la promesse du Johnny- le non-fan, une fois passée la période d'esbaudissement, commence à s'agiter. C'est le post-trauma disorder chez certains (réaction-type: "tu va fermer ta gueule!"), le Syndrôme de Stockholm chez d'autres (réaction-type: "écoute, je trouve qu'il s'en sort plutôt bien pour un amateur")... Les ricaneurs font semblant d'apprécier, tentant une lecture au deuxième degré, façon mise en abyme... Mails l'ironie de leurs hurlements d'encouragement (mea culpa, mea maxima culpa, j'ai moi-même pêché!!!) n'est pas perçue par le destinataire qui se sent porté par un état de grâce absolue!!! 100% premier degré. Ca sent la récidive!!!!

Il convient donc, pour ne point être taxé de snobisme, de parisianisme, de catalyseur de la fracture sociale, de contempteur des passions populaires, de Téléramaphile, de rendre un hommage appuyé aux Johnnies. Courage, abnégation, passion. A nom du cuir, du lurex et des santiags. Allez en paix.

Disclaimer: C'est pas de la méchanceté, c'est de la pure tendresse. Les faits narrés ci-dessus sont inspirés d'événements réels.

12:22 Publié dans Idées, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : johnny hallyday | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

31/07/2009

Rock, pop et mort...

rock.jpgLecture d'été... Les derniers Jours du Rock'n'Roll de Pierre Achard... Les derniers jours, dernières heures et derniers soupirs des icônes de la pop et du rock... Eddie Cochran et son taxi, Janis et sa dernière OD, la dernière nuit de Jimi... Tous jeunes, très jeunes... Il est clair qu'il n'y a à ce jour pas grand chose à écrire sur Chris Martin ou Bono... La rebellion est devenue un business, la rock'n'roll attitude est ultra-calibrée... Rien qui ne soit racontable sur Twitter ou Facebook... Alors imaginez des pratiques sexuelles limites avec des poissons (ça c'est la légende de Led Zeppelin...), du partage de seringues et de coups de couteau au Chelsea Hotel... Pas bien propre pour l'époque... Rock et mort... Musique de vie qui défie le temps. Forever Young. Qui défie Dieu. Highway to Hell. A coups de décibels, de murs d'amplis Marshall. De lignes dans le nez, pour tenir le choc. De bitures sévères, parce qu'il faut avoir la force de monter sur scène, d'atteindre la transe vaudoue qui permettra envouter les dizaines de milliers de fidèles venus comme à la messe, pour leur communion extatique.

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