19/07/2010

Bloc-note express N°135

Vite fait, vite dit.

Bouquin: remise hier soir à l'éditeur de la n-ième version, enrichie, revue et corrigée, rabotée, raboutée, maraboutée. La bonne j'espère! Après, je ne réponds plus de rien.

Protéines: repeat after me: "Dukan is my friend!"

Rock'n'roll: J-12 avant la sortie du nouvel album d'Arcade Fire.

Vacances: bientôt.

Johnnie To: vu Election2. Enorme! La crème de la crème du film de gangster Hong Kongais. Brutal, violent, et passionnant!

France.fr: euh... C'est un peu pitoyable comme histoire, non... Ca va tellement bien avec la déconfiture de l'équipe de France de foot, la crise, les scandales à répétition. J'ai mal à la France, comme disait je ne sais plus qui. Un peu mal.

Les Inrocks: la compile "Collectorama" consacrée au punk est un pur régal! Rien à jeter!

Enjoy!

 

09/06/2010

Bloc-note express N°130

Panne d'inspiration? Manque de temps? Activités IRL variées et intenses? Publication de notes assez aléatoire ces derniers temps. Et l'impression que je suis passé en service minimum. Ce n'est pas pour autant que je renoncerais à bloguer. Mais les affres de la création d'entreprise, de la conquête de clients, de la production de livrables pour lesdits clients, l'activité en flux tendu, avec la livraison d'un manuscrit; tout s'accumule, et on se prend à rêver de journées de 48 heures et d'un remède définitif contre la fatigue qui permette de rester opérationnel 48h/48 et 7j/7.

 

A près tout, Keith Richards le faisait bien, lui... Ca abime un peu, cela dit. Keith... Increvable. En meilleure forme que Jim. J'ai envie d'aller voir ce documentaire de Tom Di Cillo sur les Doors, When you're strange. Pour percer le mystère d'un groupe finalement météoritique. Qui a pourtant laissé une empreinte indélébile dans l'imaginaire collectif.

 

J-9 avant AC/DC. Encore 9 jours avant d'aller bramer des hymnes de stade, le poing levé, index et auriculaire tendu vers le ciel. Que sera la sensation pour une seconde fois? La première fois est toujours la meilleure. Mais la musique, ce rock graisseux et obscène, devient intemporelle. On visite AC/DC, comme on visite John Lee Hooker. La musique n'a plus d'importance. Reste le riff entêtant de la guitare saturée.

 

J-8 avant les épreuves du bac... J'ai beau me dire que c'était il y a 28 ans, la sensation est intacte. Et cette fois-ci, c'est ma fille N°1 qui le passe. La philo est toujours aussi anxiogène, avec son coefficient respectable et l'aléa de la notation. Je m'étais cramé les ailes à cet exercice. On pourra toujours regretter que les programmes scolaires expédient des siècles d'exploration et de structuration de la pensée en quelques mois, le tout sanctionné d'une épreuve de 4 heures. Platon, Nietzsche, Kant, Descartes et tous les autres méritaient mieux.

 

Rattrapage cinématographique... Je ne sais pas où vous en êtes, vous. Pour ma part, il est encore des chef d'oeuvres du 7ème art que je n'ai pas vu. Le genre de truc qu'il faut avoir dans une dévédé-thèque. On ne les regarde pas car il y aura toujours un film mineur et distrayant à voir avant de s'attaquer à un monument inaccessible. Kurosawa. En trois dimanche après-midi, hop, Ran, Rashomon et Kagemusha. C'est guttural me glisse mon entourage familial à l'oreille. Les dialogues japonais dans la quiétude dominicale, ça peut surprendre... Allez, les amis, c'est patrimonial.

 

 

 

Enjoy!

 

 

31/05/2010

Bloc-note express N°129

La semaine dernière finit par une séance de cinéma. Une séance d'avant un weekend de trois jours, histoire de se ramollir le cerveau avec un bon blockbuster. Un truc qui ne fait pas réfléchir, du pur entertainment à l'américaine. Robin Hood. Deux heures plus tard, déception. Car si Robin Hood est inoxydable, Ridley Scott, le réalisateur, a pris un coup de vieux. Soyons cruels. Le gars Ridley a tout dit en trois films: Duellistes, Alien, Blade Runner. Le reste s'est déroulé sans surprises, avec images léchées, bandes-son léchées, et budgets opulents. Et Robin Hood, dans tout ça? Russel Crowe et Cate Blanchett sont impeccables. Max von Sidow n'est pas mort, contrairement à ce que je pensais. L'histoire de Robin des Bois étant connue, Scott se penche sur l'avant forêt de Sherwood. Comment Robin est devenu Robin. Alléchant. Et qui nous vaut une première heure éblouissante. Décalque de Gladiator. Sauf que si découverte de la Rome Antique était scotchante, la balade dans l'Angleterre du Moyen Age est plus convenue. Y'a de la boue et des châteaux. Mais ça on l'a déjà vu dans Sacré Graal. Le film s'enlise dans le verbiage, avec leçon géopolitique à la clé. Puis Robin fait une psychanlayse express, qui lui fait comprendre en 2 minutes chrono qui il est, d'où il vient, etc, etc... Par imposition de mains, z'yeux fermés et grimaces d'intériorisation intense. Manque le cri primal Jdanovien. Il devient alors Che Guevara dans le quart d'heure suivant. Puis repousse une invasion des vils français. Invasion qui fait basculer Robin Hood dans une parodie des 20 premières minutes d'Il faut sauver le Soldat Ryan. On sent en même temps que tout a été fait pour que le film ne soit point trop gore. Le Moyen Age tous publics en quelque sorte. Point d'estripages, de coups de taille et d'estoc causant moultes décapitations et tranchages de membres. Enlisement dans l'ennui, où l'on en vient à réévaluer à la hausse la dernière incursion du Sieur Scott dans les terres d'avant la Renaissance, Kingdom of Heaven. Mieux foutu, plus intéressant. C'est dire. Le film s'achève, Robin est devenu officiellement hors la loi. Il vit avec sa communauté hippie dans les bois. On peut alors regarder le dessin animé de Walt Disney en sachant ce qu'il y a vraiment dans la tête du renard.

 

 

 

A part ça... Semaine de rédaction, de révision de manuscrit. C'est long. Négociation d'un délai supplémentaire avec l'éditeur. C'est mieux. Tournage d'un plateau sur Techtoc.tv à propos de Facebook. Rencontres, rendez-vous. débordé, débordé, pas le temps de bloguer.

 

ROSE prend son essor. Nouveaux clients. Missions en cours. Conférences et interventions.

 

AC/DC, le retour... Comme si je n'avais pas tout compris en février 2009, je remets ça le 18 juin au Stade de France. Mon pote A. m'ayant proposé une place.

 

Mon autre pote A. revient de 3 semaines au Japon. En bon nippophile, j'ai suivi ses pérégrinations avec envie. Tokyo, Osaka, Kyoto. En 100% touriste, en habitant dans des ryokan plutôt que dans des grands hôtels pour mieux profiter de l'expérience. Il raconte tout .

 

Tenté par l'iPad, je résiste à l'achat d'impulsion. Je crois en l'avenir de ce type de produit, même si un article du New York Times Magazine que m'a envoyé mon pote G. donne matière à réflexion. L'iPad, l'iPod, canalisent l'usage du web. En rendant l'utilisateur dépendant de technologies propriétaires. Ne serait-ce pas la fin d'une certaine conception du web libertaire des origines?


The Rhythm, vous vous rappelez? On peut le suivre sur Twitter: The_Rhythm_DJ

 

Bande-son de la semaine (séances de rattrapage): Fleet Foxes, Foals, Jay Reatard, John Coltrane.

Enjoy!

17/05/2010

Bloc-note express N°128

Etat des lieux.

bacqué.jpgInsomnie. Lecture. Le dernier mort de Mitterrand de Raphaëlle Bacqué. Un véritable roman noir. Une histoire de Cour. Trahisons, amours secrètes, folle passion, grâces et disgrâces, balle de 357 Magnum dans la tête. Le destin contrarié de François de Groussouvre, figure secrète de la Mitterrandie. Raphaëlle Bacqué écrit avec élégance cette saga tragique, petite tranche d'histoire récente. Rien de neuf sous les ors de la République. Sinon, aujourd'hui, moins de culture, plus d'esbrouffe et de vulgarité, pour un résultat similaire. Les arrières-cuisines du royaume ne sont pas reluisantes.

 

Insomnie toujours et visionnage de quelques épisodes de l'ultime saison de Deadwood, cette série américainedeadwood3.jpgracontant crûment la conquête de l'Ouest. Violence, jeux de pouvoirs. Jamais un duel. Les joutes sont verbales. Les rapports humains sont âpres. Il faut conquérir le pouvoir, asseoir son autorité, par le jeu, la prostitution, l'élimination physique des rivaux, leur ruine matérielle. Un portrait brutal d'une Amérique en pleine constitution.

 

coltrane blue train.jpgUn fond de jazz avec Coltrane. Blue Train à fond. Solos imprévisibles de sax, de trombone, de trompette. Une musique pour l'âme et pour c'esprit.

 

Weekend de campagne. Avec un soleil inespéré. Le temps de faire des parties de tennis pour dérouiller des muscles engourdis par une longue hibernation. Les joies du déjeuner en plein air. Accessoirement, relecture du manuscrit de mon livre. C'est une étape importante. Une phase de réécriture, de réorganisation. Remise de cette version révisée à l'éditeur fin mai.

 

Enjoy!

13/05/2010

Bloc-note express N°127

Quelle semaine! What a week... Production, production production. Rédaction. Du concept au pratique. Wow! Se concentrer, faire abstraction de l'environnement. Un casque réducteur de bruit sur les oreilles. iPod en mode aléatoire. Du jazz, du piano. Concentration. Production.

 

Tournage d'un épisode de Techtoc.TV. A propos de désinformation. Pour apporter des réponses à ceux qui répandent, ou tentent d'accréditer l'idée que le web est la plus grande saloperie jamais inventée, l'égout de la pensée, et autres assertions commodes et réductrices. Débat musclé et sympathique.

 

46 ans hier. Forever young. Mes très proches m'offrent Guitar Hero 5. Champagne et planteur. Gâteaux. Mes amis m'offrent Rockband Beatles. Qui est jouable avec le kit complet Guitar Hero. Test immédiat de la chose, nuitamment. Reprise au petit matin. De Smells Like Teen Spirit à Yellow Submarine. Mur Facebook couvert de messages. Sms, mails, appels. C'est cool.

 

Séance de cinéma. Crazy Night. Date Night en version originale. Tina Fey et Steve Carell. Affiche alléchante pour film très moyen. La place de ciné à 3,50€. Un film qui n'en vaut pas plus. Malgré quelques instants de délire. Trop maîtrisé. Il aurait fallu laisser le duo partir en vrille. Pour le fun, retour sur la campagne présidentielle américaine, avec Tina Fey parodiant une Sarah Palin plus vraie que nature pour SNL.

 

 

 

Une bonne nouvelle (pour qui aime le rock garage), la réédition de trois albums des légendaires Dogs de Rouen. Dont le fameux Too Much Class For The Neighborhood. Et pour le plaisir, un classique qui permettra de revoir le groupe.

 

 

 

Enjoy!

26/04/2010

Bloc-note express N°125

Yo les kids! Il fait beau. Coooool! Content le garçon! Prêt à gambader, l'oeil vif, la truffe humide, le poil luisant, dans les verts paturages. Les instincts animaux se réveillent avec le soleil. C'est con, mais c'est comme ça. Mon anima animale reprend le dessus. Prêt à grogner "Raaaah Lovely!" tel un personnage de Gotlib, un peu de bave à la commissure des lèvres. Image peu avenante, j'en conviens.

 

jospin.jpgIl y a 8 ans, Lionel Jospin se faisait plier au premier tour de la Présidentielle. Quelques semaines après nous votions en masse pour le vilipendé Super-Chirac-Menteur... Aujourd'hui, quoi de neuf sous le niqab? 2010 n'est pas bien excitante. 8 ans après la grande peur provoquée par la présence du grand méchant loup au second tour, l'adhésion aux thèses défendues par icelui se fait naturelle. Le grand méchant loup, le Darth Vador de la scène politique française ne fait même plus peur. Il a trouvé ses zélateurs qui ont la douce légitimité de la droite respectable. Le débat sur l'identité nationale, les régionales ont fait sauter le couvercle. L'altérité fait peur. Les réacs se réveillent. Les écrans de fumée dissimulent toujours une situation économique dégradée. Il est tellement plus simple de se focaliser sur quelques cas marginaux de voile intégral. D'en tirer de grandes conclusions sur la polygamie, la fraude aux aides sociales... Le barbu enturbané est parfait. Allez, encore un effort et on organise une exposition à Paris: "Le Musulman et la France". Les commissaires de l'exposition de manqueront pas. Le choix est vaste. Des chroniqueurs "vus à la télé", des ministres...

 

La tirade sur les noirs et les arabes d'Eric Zemmour... Pas politiquement correcte, certes, mais presque anecdotique comparée à celle sur l'avortement faite sur RTL en février dernier.  Elle est visible ici. Le gars fait froid dans le dos, avec son argumentation froide, comptable. Beaucoup moins sympathique que le flingueur du samedi soir. Le raisonnement comptable. Il n'y a rien de pire. Inutile de citer des exemples de raisonnements comptables similaires au risque de devoir compter les points Godwin.

 

mort aux cons.jpgA part ça... Bof, pas grand chose. Si, des lectures. Mort aux cons de Carl Aderhold. Un roman recommandé par mon camarade Zarmu (fin lettré et esthète parpaillot qui m'emmène hors des sentiers battus de la pop culture... Il ne connait rien au punk ni au metal, c'est dire!). Un roman dont le titre seul résume le pitch. Un roman jubilatoire qui fait du bien à l'esprit. Car le con EST l'ennemi absolu. A lire d'urgence! Dans un genre plus classique, un monument, Waltenberg, de Hédi Kaddour. waltenberg.jpgUne fresque mêlant grande histoire, espionnage, de la guerre de 14 à la fin de l'URSS. Malgré taupes et agents doubles, on est plus chez Malcolm Lowry que chez Robert Ludlum ou John Le Carré. L'écriture est belle, parfois touffue. Une recommandation de mon libraire préféré. J'ai mis du temps à entrer dans le roman. Question de timing, d'envie.

 

A part ça... Etat des lieux en vrac. Bouquin: relecture, réécriture et corrections. J'ai été jury dans une école de commerce. C'était cool. J'ai plein de projets. Des concrétisations aussi. Des trucs en cours. Voili voila.

 

Enjoy!

12/04/2010

Bloc-note express N°124

D'abord, du cinéma...

ajami2.jpgAjami. Le film, vu un samedi après-midi, qui donne à réfléchir. Une plongée dans le quotidien d'Israël. Les arabes israéliens, les juifs, les arabes des territoires. Les tensions communautaires. L'incompréhension. La violence banale du quotidien. Des communautés cohabitant, sans vraiment se comprendre, séparées par les préjugés, les traditions, les clivages religieux. Un film noir qui laisse peu d'espoir quant à une stabilisation de la région.

The Ghost Writer. Autant le Scorsese m'a ennuyé au plus haut point, autant le film de Polanski est passionnant. Pour qui aime les dessous de la politique. Et n'en déplaise aux exégètes, aucune lecture à l'aune de la situation judiciaire du cinéaste. Un pur film mêlant actualité géopolitique et barbouzeries, avec un Pierce Brosnan étonnant en politicien manipulateur.

Les Chèvres du Pentagone. Grosse déconnade sur fond de parapsychologie, Guerre en Irak, black ops de l'armée américaine. George Clooney gagne, film après film, ses galons de géant incontournable. Une gueule d'acteur à l'ancienne. Pas de surjeu. Finesse et understatement.the men who stare at goats.jpg

 

Des lectures...

 

Les Miscellanées des Beatles de Gilles Verlant et Jean-Eric Perrin. Ze Baïbeul pour qui est fan des Beatles et aime les accumluations de données futiles et essentielles, indispensables pour comprendre le pourquoi du comment des 4 de Liverpool. Et peut être apporter enfin, une réponse à une question existentielle: êtes-vous plutôt Paul, John, George ou Ringo? Indispensable donc.

L'Open-space m'a tuer d'Alexandre des Isnards et Thomas Zuber. Miroir fidèle de la vie en entreprise, du culte absurde de la performance, du management moderne par la pression, de la fausse camaraderie. Un régal absolu pour ceux qui en (s'en) sont sorti!

 

A part ça, rien.

 

Enfin, presque... Ce blog a 4 ans.

Et il y a 20 ans je mettais les pieds aux Etats-Unis pour la première fois. Le genre d'impression qu'on n'oublie jamais. Un trip d'un mois, NYC, Memphis, Dallas, Salt Lake City, Rapid City, San Francisco, Los Angeles, Tucson, New Orleans, Miami, Washington DC, Buffalo... Je vous raconterai tout ça dans les jours qui viennent.

 

Enjoy!

 

09/04/2010

Mensonges et demi-vérités en politique...

Dans le post d'hier consacré à la société du spectacle, je faisais référence à une fameuse citation d'un sinistre personnage, spin doctor avant l'heure et expert en manipulation de l'opinion publique, Josef G. Une lectrice-contributrice (qu'elle en soit chaleureusement remerciée!) a comblé ma curiosité en me donnant le texte exact de la citation à laquelle on fait référence pour évoquer les fondamentaux de la propagande. Qu'on s'entende bien sur le terme "comblé". Les oeuvres complètes de Josef G. ne sont pas mon livre de chevet. Pas plus que celles de ses homologues soviétiques de la même période. Cela dit, l'idée de fond véhiculée par le personnage est proprement monstrueuse.

Je cite: "Wenn Sie eine Lüge groß genug erzählen und fortsetzen, es zu wiederholen, Leute schließlich kommen werden, um es zu glauben... Das wird so lebenswichtig wichtig für den Staat, alle seine Mächte zu verwenden, Meinungsverschiedenheit zu unterdrücken, weil die Wahrheit der Erzfeind der Lüge, und so durch die Verlängerung ist, ist die Wahrheit der größte Feind des Staates."

La traduction est édifiante: "Si vous racontez suffisamment bien un mensonge et que vous continuez à le répéter, les gens vont finir par y croire. Il est vital pour l'état de consacrer toutes ses forces à réprimer toute différence d'opinion, parce que la vérité est l'ennemi juré du mensonge, et donc par extension la vérité est le plus grand ennemi de l'Etat."

Trop fort, non? Quand d'aucuns déclarent que "la vérité d'hier, n'est peut-être pas celle d'aujourd'hui", la phrase prend une saveur toute particulière... ^^

Enjoy!

08/04/2010

Carla, Nicolas, Rachida, et Guy Debord sont dans un bateau...

guy_debord1.jpgLa rumeur. Vieille comme le monde. Rebaptisée buzz ou ramdam, elle reste rumeur. Rien de neuf sous le soleil. Nihil novi sub sole, pour les lettrés. Parce que franchement, qu'en avons nous à faire que Marie-Antoinette ait une "affair" comme disent les anglo-saxons avec le Comte Fersen? Que la Montespan ensorcèle Louis "l'Etat c'est Moi" le Quatorzième? Que Claude Pompidou soit embringuée à l'insu de son plein gré dans les "parties fines de l'Elysée"? Que Catherine II et François-Marie Arouet...? Quoique... On s'en tamponne tout en gardant l'oreille ouverte. Entre demi-vérités, pleins mensonges, grand air de la calomnie... Comme disait le petit père Goebbels (à ce propos, j'aimerai avoir la citation originale auf Deutsch, question de rigueur intellectuelle. Le web est peu disert, et la lecture des mémoire de ce sinistre personnage n'est pas une priorité...), dont comme disait le Reichsminister: plus c'est gros, mieux ça passe. La pierre philosophale pour les spécialiste de la communication politique. Un exemple récent: l'affirmation répétée à l'envi "il y a des armes de destruction massive (WMD = Weapons of Mass Destruction) en Irak" a permis de convaincre l'opinion publique de la nécessité de déboulonner Saddam Hussein. Lire à ce propos l'opus de Noam Chomsky, "La Fabrique de l'Opinion Publique", avec son florilège d'exemples.

 

Mais revenons à la rumeur. Complot. Désignation de responsables. Menaces. Et pendant ce temps-là, situation sociale et économique dégradée. Désaffection de l'opinion. Claque électorale. Clivages au sein même de la majorité. Sur des sujets de fond. La Cour s'amuse à Versailles. Sur fond de libertinage supposé. De quoi alimenter les gazettes. Détourner l'attention. Bienvenue dans la Société du Spectacle!

 

Citons Guy Debord: "Le spectacle est l'idéologie par excellence, parce qu'il expose et manifeste dans sa plénitude l'essence de tout système idéologique: l'appauvrissement, l'asservissement et la négation de la vie réelle". Impressionnant, non?

 

Une autre pour la bonne bouche: "Ce que le spectacle donne comme perpétuel est fondé sur le changement, et doit changer avec sa base. Le spectacle est absolument dogmatique et en même temps ne peut aboutir à aucun dogme solide." Une belle définition du sarkozysme, non?

Enjoy!

 

07/04/2010

Mercredi, c'est philosophie

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J'adore Harold's Planet. Toujours délicieusement absurde!

 

 

 

08:18 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harold's planet, philosophie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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