04/03/2010
Bloc-note express N°122
Mission accomplie! Manuscrit remis à l'éditeur hier après-midi. Contrat signé. C'est parti pour le processus de révision jusqu'au BAT. Pour une parution du livre avant la fin du semestre. The best is yet to come, baby!!! Nous (de majesté) vous en dirons plus dans les semaines qui viennent. Un peu de suspense, un peu de teasing, que diable!
Quoi qu'il en soit, cette première expérience est TRES excitante. Excitante par son côté "vais-je aller jusqu'au bout?". Pour celui qui a commencé la rédaction de livres, le fait de mener la rédaction à son terme est une première réussite. Qui décomplexe par apport à la problématique de l'écriture. On se dit au final, si j'en ai écrit un, je peux en écrire un second, etc. Le processus est enclenché. Un cercle vertueux.
C'est tout pour cette semaine... En plus, un bloc-note du lundi, livré le jeudi, ça ressemble à quoi?
Enjoy!
(Photo: MrDodgy (DR) )
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| Tags : livre, antoine dubuquoy, dubuc, personal branding |
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22/02/2010
Bloc-note express N°121
L'autre jour j'ai écouté le dernier album de Slayer. Slayer, un des piliers du speed metal le plus sauvages. Beats hyper-rapides, hurlements en guise de chant. Pas de pause, pas de détente. Pas de ballades guimauve. Du brutal. Le chat Elvis n'a pas aimé. Il s'est mis à courir en tous sens. les messages sataniques subliminaux l'ont fait littéralement flipper... Povre bête... Metallica ne lui fait rien. Iron Maiden non plus. Il n'a pas moufté avec NOFX. Il supporte Metal Box de PIL. ;)
Un peu de lecture avec Partie de pêche au Yemen de Paul Torday. Un régal d'humour britannique. Moins délirant que
Tom Sharpe, mais avec cet humour pince sans rire so British. Le pitch: un sheikh yéménite, passionné de pêche au saumon en Ecosse, se pique d'introduire cette saine activité au Moyen-Orient. N'y voyant rien que l'Islam réprouve. Et pensant que cela pourrait contribuer à la pacification de la zone... Les anglais s'en mêlent. Scientifiques. Pêcheurs à la mouche. Et un premier ministre ressemblant fort à Tony Blair, conseillé par ses spin doctors, qui cherchent à gagner la sympathie des populations locales. L'image du Royaume Uni ayant été quelque peu terni par sa participation à la Guerre en Irak... A dévorer!
Du ski... Des Jeux Olympiques, spectacle familial et reposant... Ils sont forts ces américains. Pourquoi leurs skieuses sont canon? Avec leur dentition parfaite, leur plastique de cheerleader, même en combinaison, leur chevelure blonde comme dans les pubs L'Oreal. Enervant, non. Prenons Lindsey Vonn. Elle annonce qu'elle a mal au tibia. Elle monte quand même sur le podium, moins d'une semaine plus tard. Elle se mange une porte en slalom. Et arrive souriante au bas de la piste. Distribue les big hugs à son public. Du pur show business. Julia Mancuso. On nous dit qu'elle s'était perdue. Trop de Sports Illustrated. Et crac, rédemption. Comme dans les films. Elle monte sur le podium. Enervant. Les françaises en ski alpin se plaignent de la neige, sont passées à côté de leur course. Ca ronchonne. Quand ça ne se gaufre pas quelques secondes après le départ. Culture de
lose. Y'a-t-il des sophrologues dans le Team France? Des experts en motivation? Des gourous qui insufflent la gagne? Heureusement qu'il y a le ski de fond... Et de blondes américaines pour faire le show!!!
Du cinéma dans tous les sens... Fantastic Mr Fox de Wes Anderson. L'univers délirant du
réalisateur. Des z'animos, de l'humour, de l'abracadabrantesque. Cet univers délicieux déjà découvert dans The Darjeeling Ltd ou Life Aquatic. A voir! Brothers de Jim Sheridan. A ne pas voir. Même si Nathalie Portman est délicieuse. Même si Tobey Maguire et Jake Gyllenhaal sont impeccables. Deux frères. Un Marine partant en Afghanistan. Un ex-taulard se rachetant une conduite. On croit le Marine mort au combat. Il revient. Désordre post-traumatique. Les larmes coulent. Et on s'en fout... Scénar à revoir. Dans le genre, Voyage au bout de l'Enfer reste le mètre-étalon. Dernier film vu ce weekend. Une comédie familiale déjantée, Ensemble c'est trop de Léa Fazer. Foutraque. Qui se perd un peu en route. Mais laisse une impression sympathique. Familles décomposées, recomposées, avec grains de sable, pétards et chiens...
Enjoy!
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| Tags : slayer, speed metal, paul torday, lindsey vonn, julia mancuso, fantastic mr fox, wes anderson, brothers, jim sheridan, ensemble c'est trop, lea fazer |
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17/02/2010
Bloc-note express N°120
C'est le mec qui blogue... Et qui tout à coup n'arrive pas à produire son bloc-note hebdomadaire. Rien. Nada. Nix. Ennuyeux, non? Humeur vagabonde et envie de parler de choses futiles.
J'aurai pu vous parler, dans les choses vues, de la plateforme d'expression patronale organisée par le mouvement Ethic le 11 février dernier. Une intention de départ louable et excitante. Quels patrons pour demain? Belle problématique. Des thématiques pertinentes. Pouvoir et responsabilité patronale, patrons et enjeux de société, repenser les objectifs de l'entreprise, vers une nouvelle éthique patronale... Un bon panel d'intervenants, dont Nicolas Bordas, Frédéric Bedin, Marc de Scitivaux ou Bruno Vanryb, entre autres. Des pistes de réflexion qui mériteraient d'être présentées directement au grand public, aux salariés. Histoire de tenter l'improbable réconciliation entre les Français et l'entreprise.
Je pourrais vous parler de greenwashing... Le développement durable, la sensibilisation du grand public à la mort de l'ours blanc et du thon rouge donnent aux marques et aux communicants des idées géniales quant l'adaptation du discours publicitaire à l'air du temps. L'Observatoire Indépendant de la Publicité remet son rapport annuel. Un régal! A savourer ici. Un appel une fois de plus à une approche responsable et transparente de la publicité. L'argument écolo s'il est louable doit réellement correspondre à des qualités réelles des produits ou services. L'OIP ouvre le débat. Néanmoins, il faut saluer et encourager l'effort!
J'aurais pu vous parler des Régionales. Dont à ce jour, malgré des années d'esprit citoyen, je me fous à peu près totalement. La gôche va-t-elle faire le Grand Chelem? Mon seul sursaut citoyen sera une réaction épidermique face à une droite dure, qui mène une politique de droite dure. Plus de flics, plus de lois, follow the line, je ne veux voir qu'une seule tête. Mais la réaction épidermique ne permet pas de se projeter dans l'avenir. Juste un coup de gueule. Sur le coup ça fait du bien. C'est déjà ça. Peut-on s'en contenter?
Je ne parlerai que des Jeux Olympiques. Se passionner pour le biathlon, le snowboard cross. Vibrer pour des inconnus, Vincent Jay, Déborah Anthonioz, Tony Ramoin... Pousser quelques cocoricos. Se coucher tard. Pour un spectacle un peu vrai. Avec de la sueur et des larmes. Subir les commentaires ineptes de consultants et journalistes sportifs (au QI proche du chiffre de leur température anale aurait dit Pierre Desproges).
Je parlerai de télé réalité. Pas du sinistre spectacle de losers envoyés au fin fond de l'Afrique. Ni des ébats sexuels d'éphèbes décérébrés tentés par des bimbos arborant l'essentiel de leur intellect sur le plexus. Non. Mais du Convoi de l'Extrême. Des routiers canadiens, dans des trucks chargés à blocs, ravitaillant des mines, des plateformes pétrolières dans le Grand Nord Canadien. Roulant à fond par des froids polaires sur des routes de glace, fleuves gelés, lacs. Version moderne du Salaire de la Peur. Aventure humaine. Des mecs presque normaux. Des mecs qui bossent. Ca change. Inhabituel dans la télé réalité... Du documentaire testotéroné. Sur W9.
Je vous parlerai un peu pour finir de Mentalist. Etonnante série. Du Columbo revisité. Un héros à l'ancienne. Pas de flingue, pas de torture. Juste un sens aigu de l'observation et de la manipulation. En plus, il roule en DS. Columbo vous dis-je. En moins craspec. Avec une jolie brune comme comparse, flic dure à cuire qui pilote les opérations. C'est la nouveauté. On casse un peu les codes. C'est la fille qui tient le Glock.
Enjoy!
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| Tags : ethic, observatoire indépendant de la publicité, greenwashing, mentalist, le convoi de l'extrême, vancouver 2010, biathlon, snowboard cross, w9 |
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08/02/2010
Bloc-note express N°119
Impression du matin... Il fait froid à nouveau. Miles Davis, Ascenseur pour l'Echaffaud sur TSF Jazz pendant la douche. La trompette de Miles, excellente entrée en matière pour entamer une nouvelle semaine. Ce jazz cool et confortable. Moelleux.
Rock'n'roll weekend en réécoutant les Who, Tommy, Who's Next, Quadrophenia. Avec un faible pour les deux premiers. Quadrophenia est prétentieux. Loin des racines quintessentielles du rock. Rock'n'roll toujours en allant voir samedi soir "The Story of Anvil". Documentaire, ou plutôt rockumentaire sur un groupe de hard rock oublié du début des années 80. Deux copains d'enfance, Lips Kudlow et Robb Reiner. Des débuts fracassants. Puis plus rien pendant 30 ans sinon la galère. Les petits boulots. Et cette flamme qui les anime, qui leur a donné l'envie de continuer. Jusqu'à revenir dans la lumière à 50 ans passés. Avec les témoignages émus de Lars Ulrich (Metallica), Slash (Guns'n'Roses) qui ont eu l'envie de se lancer dans la carrière grâce à Anvil. Injustice du showbiz? Aléas. L'histoire d'Anvil, rappelle celle de Spinal Tap, en plus vrai que nature. L'authenticité en plus. Kudlow et Reiner sont émouvants dans leur fraicheur, leur simplicité et cette croyance inouïe en un succès qui tarde à venir mais est toujours possible. A voir.
Des nouvelles de ROSE (Return On Social Experiment). Site opérationnel, page fan Facebook opérationnelle, fil Twitter opérationnel. Premiers clients. C'est parti. Je vous en dirai plus, un de ces jours, sur mon associée, Agnès Laurent, qui a initié le projet après plusieurs années passées en agence. Démarrage en duo. Esprit de conquête. Affaire à suivre.
Enjoy!
13:47 Publié dans Actualité, Bloc-note express, Choses vues, Humeur, Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : anvil, hard rock, miles davis, rose (return on social experiment) |
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05/02/2010
Numericable, c'est de la merde!
Numericable, c'est de la merde. Disons-le tout de go. Prestations minables, hotline incompétente, foutage de gueule permanent.
Dialogue avec la hotline...
- Mais non, Monsieur, votre ligne téléphonique fonctionne...
- Bien sûr Ducon, puisqu'à cet instant par une chance inouïe, je peux appeler avec mon fixe... Mais la ligne est rarement opérationnelle.
- Je vois des déconnexions, le 31 janvier, le 3 février...
- Evidemment Ducon, nous devons redémarrer le routeur pour que le téléphone fonctionne.
- Mais vous me dites qu'Internet et la télévision sont OK. C'est pas normal. C'est pas possible qu'un seul truc ne fonctionne pas.
- Donc c'est ma parole de client pas content contre votre parole...
- Z'avez essayé avec un autre téléphone? Et z'avez redémarré le routeur...
-Ben oui, il me semble que ça fait deux ans que vous nous faites la même réponse et que le téléphone est toujours en rade...
Bref, ça sent le désabonnement à plein nez.
Parce que j'en ai marre de ce mépris du client et de l'incompétence.
Parce quand je paie une offre triple play, je ne peux pas me contenter d'une offre 2/3 play.
Parce que quand on est une entreprise de service, le service DOIT être opérationnel 24h/24 et 7jours/7.
Parce qu'on doit faire des gestes commerciaux significatifs ne serait-ce que pour laisser penser au client qu'il compte vraiment et pas uniquement parce qu'il fait un virement automatique chaque mois.
Parce qu'une marque a un engagement vis à vis de son client.
Parce que l'approche cynique "take the money and run" n'est plus acceptable pour une entreprise responsable.
Parce que le consommateur a le pouvoir. Entre autre celui de partager son retour d'expérience négative. Et que si la marque ne réagit pas, c'est qu'elle n'a aucune considération pour son client.
Parce que MOI, client, je n'aime pas ne pas être considéré. Qu'il FAUT me brosser dans le sens du poil. Me fidéliser. Me parler. Me démontrer que je suis important.
C'est dit. Gens de Numericable, à vous de jouer. Mais sachez que je n'attendrai pas longtemps avant de vous montrer que MOI client, je peux aller voir ailleurs.
Enjoy!
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| Tags : numericable, grosse merde, service de merde, incompétence |
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01/02/2010
Bloc-note express N°118
Galouzeau de V. vs Nico S. Est-ce intéressant? Bof... L'Histoire jugera.
Pernaud de Téheffun et Nico S. Etait-ce intéressant? Bof... 32% de part d'audience... Imaginons Napoléon III s'exprimant sur la chaîne dans le journal du Baron Haussmann, Louis XIV dans celui de Mansard... L'Histoire ne mentionnera même pas un simple exercice de propagande démagogique...
iPad, je veux. Ca n'a pas l'air parfait. Apparemment, à peine plus qu'un gros iPhone. Mais on se fait à l'écran multipoint. Et la perspective
de pouvoir accéder facilement à des contenus écrits, livres, journaux est séduisante. Comme par hasard, Amazon informait ses utilisateurs le lendemain, du fait que les contenus destinés au Kindle étaient aussi accessibles sur PC. L'iPad ringardise un peu le Kindle et son design peu sympathique. Et au passage les autres e-readers.
In the Air, de Jason Reitman avec George Clooney. Un constat, la crise économique et les déboires de l'économie américaine inspirent les cinéastes. In the Air raconte une tranche de vie, celle d'un homme dont le job est d'annoncer les mauvaises nouvelles aux salariés des entreprises en difficulté. A la place des hiérarchies, très lâches tout à coup quand il s'agit de pratiquer le downsizing à la hache... Vous êtes viré mon vieux. Larmes, crises de rage, dépression. Clooney, impitoyable avec son sourire "What else?". Un film sur les voyageurs d'affaire, qui tueraient pour garder les privilèges des programmes de fidélité des compagnies aériennes. Pour y avoir goûté pendant quelques années, je comprend cette sensation. Etre accueilli comme un VIP, ne jamais être ralenti par une file d'attente. Voir le regard d'envie de ceux qui n'ont pas la carte dorée. Qui ont moins de miles. Les miles... Ryan Bingham/George Clooney, dans In the Air tente d'atteindre 10 millions de miles (notons au passage que le film offre un catalogue magnifique de placement de produits, Hertz, Hilton, American Airlines...). Son seul but dans la vie. Je me rappelle la sensation de nudité, le jour où voyageant moins j'ai été dégradé de Flying Blue Gold en Silver...
R'n'B, Alicia Keys... En écoutant Jay Z, que j'apprécie depuis The Grey Album, le remix par Danger Mouse du Black Album du rappeur avec le White Album des Beatles, j'ai découvert Alicia Keys. Je ne suis pas fan de R'n'B, malgré les bombes atomiques des clips diffusés sur les chaînes musicales. Longues jambes fuselées, glamour à souhait. Les Rihanna, Beyonce, etc...
Pas fan, donc. Et pourtant, je ne sais pourquoi, j'ai écouté de bout en bout le dernier album d'Alicia Keys, et j'ai eu le faiblesse d'y prendre un certain plaisir. Allez comprendre... L'Empire State of Mind, peut-être..
Le Livre... Après le Dubuc's blog, le Dubuc's Book. Objectif N°1 de la semaine: finir la rédaction du premier jet. Ca cause de personal branding. L'éditeur attend la livraison du manuscrit pour la fin du mois de février. Affaire à suivre. Il faudra enrichir, réécrire, couper, rythmer, enrichir, modifier, encadrer... Bref, du taf' avant de voir sur les rayonnages de votre libraire préféré le produit fini avec sa couverture pelliculée...
ROSE (Return On Social Experiment)... du gros client dans le pipeline... Affaire à suivre!!!
JD Salinger est mort. Et l'histoire d'Holden Caulfield ne m'a jamais vraiment ému ni touché. Non vraiment L'Attrape-Coeur (The Catcher in the Rye) m'a laissé froid. Histoire de contexte peut-être. Dans l'après-guerre, la découverte de la liberté par un adolescent pouvait apporter une bouffée d'air pur et d'aventure à ses pairs coincés par le système. So what? Salinger en s'effaçant du monde a gardé son innocence. C'est sa force. Il a créé son propre mythe. Que ce serait-il passé s'il avait pondu son bouquin annuel et fait la tournée des Barnes & Nobles pour des séquences de dédicaces? Chaque nouvel opus aurait été jugé à l'aune du précédent. L'Attrape-Coeur aurait peut-être disparu dans les tréfonds de la mémoire... Qui sait?
Enjoy!
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| Tags : alicia keys, jay z, ipad, kindle, e-reader, rose (return on social experiment), return on social experiment, in the air, george clooney, jason reitman |
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25/01/2010
Bloc-note express N°117
Gainsbourg... Critiques presque unanimes, promo d'enfer. Les ingrédients qui rendent méfiant. Trop de consensus tue le produit.
Et pourtant, la surprise est agréable. Certes, Johann Sfar est l'auteur du sublime Chat du Rabbin. Le genre de BD qui par son intelligence vous réconcilie avec le genre. En l'occurrence, je ne suis pas objectif. Je suis fan de Sfar. Mais s'attaquer à Gainsbourg, un monument, avec le risque tomber dans la caricature de la caricature... Casse-gueule. Sfar s'en sort avec les honneurs. Eric Elmosnino EST Gainsbourg. Troublante ressemblance. Attitudes interprétées au millimètre. Laetitia Casta est Bardot, avec sa diction enfantine si particulière. Anna Mouglalis incarne une Greco troublante. Cette ironie, cette voix dans les graves. Autant La Môme était un biopic classique sans point de vue. Autant Gainsbourg, sans être un film à thèses, ouvre des horizons, explore des pistes, se ballade dans l'imaginaire gainsbourien. Avec talent.

Ce soir, présentation sur le personal branding, et l'identité numérique devant des étudiants. Demain, show sur les perspectives marketing des médias sociaux pour une marque de luxe. La semaine prochaine, intervention sur l'enjeu des médias sociaux pour l'entreprise devant un parterre de patrons. Premiers clients, premières missions. Notre petite entreprise fait son chemin (Ce n'est pas un Nous de majesté, est-il besoin de le préciser. Nous = mon associée et ma pomme) . Au fait, elle s'appelle ROSE (Return On Social Experiment). Plus d'infos bientôt.
A part ça, interview à propos de la pub dans les jeux vidéo, et citation dans Le Progrès de Lyon.
Samedi soir, j'ai fait le deejay... Pas simple d'être un ambianceur. De trouver la juste balance entre ce que vous aimez et ce que vont aimer les autres, ceux du dancefloor. Ce qui m'amuse à chaque fois est qu'il y a toujours le gus qui veut un morceau précis et qui se battra pour l'obtenir. Quitte à te répéter le titre à l'oreille inlassablement... Et ce titre là, c'est LE SEUL que tu n'as pas dans ta playlist... Gag...
Télévision... Ce soir le grand show de propagande pré-élections régionales, pour remonter la pente et tenter de séduire le chaland. Hola le peuple! On sort JPPernaud, un panel de vrais gens, et not' Président, y va causer avec eux. La belle blague. "Moi, M'dame Michu, j'vous dit ke j'dis ske j'fais et j'fais ske j'dis". En substance, un exercice convenu de fausse démocratie télévisuelle. On passe d'emblée.
Télévision bis... Vu hier soir, le pestacle caritatif organisé par France 2. Pestacle, et non show. Vu le niveau des prestations. N'imaginez pas que j'ai passé ma soirée devant l'écran. Suffisamment héla, pour entendre Julia Migenes-Johnson massacrer Carmen, Maurane exécuter sans sommations Véronique Sanson en présence d'icelle, Patriiiiick Bruel duettiser sur James Taylor... Les Américains ont George Clooney pour le caritatif. Nous avons Daniela Lumbroso et Cyril Hanouna. Cool! A part ça, des célébrités et demi-célébrité ânonnent des messages d'espoir à l'attention des Haïtiens, qui ne sont pas devant leur poste, un peu occupés à déblayer et reconstruire.
Enjoy!
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| Tags : gainsbourg, johann sfar, eric elmosnino, laetitia casta, personal branding, médias sociaux, agence-conseil, rose (return on social experiment) |
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22/01/2010
Banquier mon ami...
Grande enquête dans Marianne, le 2 janvier dernier, alors que le magazine faisait sa Une sur Pie XII (Disclaimer: je cite Pie XII, uniquement pour le référencement, que les choses soient claires. Pas le temps ni d'alimenter une polémique, ni de compter les points Godwin. Non point que le sujet ne me chatouille la mitre. Mais ma maîtrise du sujet est loin d'égaler celle de Koztoujours).
Donc point de Pie XII mais une enquête sur les banquiers, intitulée "Tenir tête à son banquier". Carrément! Power to the people. Marre de banquer, dit la pub. Yep, Marianne appelle à la révolte feutrée mais ferme!
Un verbatim dans la rubrique "Apprenez à parler banquier" m'a fait rire, d'un rire, un peu jaune. Quand le banquier dit "ce produit que je vous ai vendu il y a deux ans est un placement à long terme", il faut comprendre que la moins value a dû atteindre les 95% et qu'il va falloir plusieurs vies pour espérer récupérer la mise... En clair, nous dit Marianne, un placement à long terme, c'est un placement à court terme qui a mal tourné"... Etonnant, non? aurait dit Maître Desproges.
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| Tags : marianne, banquiers |
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21/01/2010
21 janvier, une pensée pour Louis-Vladimir Oulianov-Capet...
Ah, le 21 janvier... Sans aller comme chez les Rad-Soc du sud-ouest, déguster une tête de veau en commémoration de la décollation du citoyen Capet aka Louis le Seizième, roi de France, j'ai une pensée émue pour mon enfance versaillaise. Un p'tit gars de la lieue-ban je suis. Lieue-ban de Versailles, certes, un peu à l'ouest, certes... Mais mes humanités chez les Pères Eudistes m'ont laissé d'agréables souvenirs... Ceux du 21 janvier, où chaque année, quelque cothurne, drapé dans son imper kaki, issu des surplus de l'armée - et passant ses weekend à crapahuter avec ses copains scouts d'Europe (en chantant pour certains "Ich Hat ein Kamerad"...), arrivait en l'établissement la mine grave, un brassard noir entourant son biceps malingre. Particule au vent. Rangers aux pieds. 
Souvenirs de quelques facéties, en cette époque, où en milieu de droite conservatrice, il était plus drôle pour l'adolescent féru de punk rock, de s'affirmer de gôche. Facétie qui consista un matin, en classe de terminale, à décrocher le crucifix, et le remplacer par un portrait de Vladimir Illitch Oulianov, dit Lénine... trépassé lui aussi un 21 janvier... Qu'est-ce qu'on rigolait à l'époque... Ricanements sous-cape des lettrés. Visages blêmes des royalistes. Haussement d'épaule du prof d'histoire, qui en bon lecteur du Nouvel Obs goûtait la blague en son for intérieur...
Aujourd'hui, ce sera couscous, avec quelques comparses de la blogosphère. Nous lèverons nos verres à la santé de Louis-Vladimir Oulianov-Capet. Et célébrersons la fin (provisoire) de l'Histoire.
Enjoy!
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| Tags : lénine, louis xvi, 21 janvier |
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18/01/2010
Bloc-note express N°116
Lundi dernier, Invictus en avant-première au siège de l'Unesco avenue de Suffren. Beau film de Clint Eastwood qui arrive à vous faire vibrer à l'unisson des sud-africains soutenant leur équipe pendant la Coupe du Monde 1995. Coupe du Monde dont je n'ai paradoxalement gardé que peu de souvenirs, sinon la houpette de Jonah Lomu, et l'équipe de France se faisant étriller par les sud af' sous la pluie. Mais peut-être ces souvenirs sont une reconstitution a posteriori. La victoire des français contre les All Blacks en 2007 est mieux inscrite dans ma mémoire malgré un abus de bière et une irresponsable traversée de Paris en scooter post-bellum... No comment. Cela dit, Morgan Freeman est impérial, incarnant un Mandela roublard et pétillant. Matt Damon gagne en consistance, année après année.
A propos de Matt Damon, visionnage, après celui de la série Jason Bourne qui a définitivement sonné le glas de James
Bond, de Raisons d'Etat. Le film de Robert de Niro, datant de 2006. Un film dont le titre américain restitue mieux l'épaisseur du personnage principal: The Good Shepherd. Le Bon Berger. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, dit la parabole. Personne ne connait personne chez les espions, aux origines de la Guerre Froide. Tout le monde se soupçonne. Pour le meilleur - la lutte contre l'Axe du Mal, chaque camps étant persuadé de sa juste cause. Et le pire - chaque camp étant prêt à y recourir, au nom de la même juste cause. Accessoirement, une plongée au coeur de la fraternité Skulls and Bones de Yale. Dont sont issus quelques présidents américains, entre autres... Un régal.
Rédaction du dixième chapître du livre annoncé dans le précédent bloc-note. Rédaction d'un premier jet, d'une traîte si possible. La construction définitive viendra par la suite. Aller jusqu'au bout. Collecte de témoignages en cours, apportant des éclairages contrastés. L'exercice est passionnant.
Création d'entreprise suite... Pitch, prospection, contacts, prospection, pitch, contacts... Et attente des résultats... Alors re-prospection, pitch, contacts... Un pur cercle vertueux! D'ailleurs, je vous laisse... Je dois prospecter, pitcher, contacter... ;-)
Et à propos de cercle vertueux, de motivation, d'envie de combat et de résistance... Invictus, le poème de William Ernest Henley, inspiration de Nelson Mandela:
"Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.
In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.
Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.
It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul."
Enjoy!
08:43 Publié dans Bloc-note express, Choses vues, Humeur, Idées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : invictus, nelson mandela, clint eastwood, matt damon, morgan freeman, robert de niro, the good shepherd, cia, skulls & bones, william ernest henley, return on social experiment |
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