12/10/2011

Axel Dauchez, rebelle-attitude sous les ors de la République

deezerLe Networking & Business Club, animé par Thomas Legrain, recevait, la semaine dernière, dans les chics appartements de la Questure de l'Assemblée Nationale, Axel Dauchez, PDG de Deezer. Le nouveau monde vs l'ancien. Ou comment faire comprendre les nouveaux enjeux du marché de la musique en un lieu, l'enceinte du Palais Bourbon, où la pensée dominante verrait plutôt Internet et les nouveaux usages comme l'Antéchrist et l'Empire du Mal.

Axel Dauchez est pédagogue et passionné. Le constat est cruel, les Majors du disque ont loupé le virage du digital. Sortie de route quasi-fatale et pronostic vital engagé avec une baisse de 60% de leur chiffre d'affaires et 8 ans. Elle n'ont pas vu venir l'évolution des comportements liés à la dématérialisation, la transition de la possession de l'objet physique vers l'accessibilité au contenu.
Commentaire corollaire de l'amateur de musique que je suis, le cd, si pratique qu'il fut, n'avait rien à voir, en terme d'objet, avec le disque vinyle et sa pochette cartonnée, grand format, richement illustrée, avec paroles, symboles cryptiques et plongée dans l'univers de l'artiste. Le cd, petite pochette, petit livret, petits caractère, a perdu toute valeur symbolique ou affective. Le fichier mp3 a gagné, du fait de son utilisabilité plus flexible, de sa rapidité de duplication et de partage.
Mais revenons à Deezer. En septembre dernier, la plateforme a fait un grand pied de nez aux Majors et en particulier à Universal en obtenant par décision de justice  la possibilité de poursuivre la diffusion en ligne du catalogue.

Deezer annonce 20 Millions d'utilisateurs en France, qui progressivement se convertissent aux formules d'abonnement. Le taux de conversion des offres d'essai vers les abonnements payants atteint 70%, les abonnés atteignent les 60 heures de consommation mensuelle de musique, dixit Axel Dauchez. Au lieu de se lamenter sur la dégradation de la valeur, Dauchez, constate et se fait le héraut du déplacement des curseurs: la valeur passe de la possession à l'accessibilité illimitée aux contenus. Autre constat, rien de neuf, quoique, le marché est global, et chaque major n'est plus qu'un acteur régional qui doit être en capacité de s'adresser au monde entier. D'où la nécessité de plateformes globales. Deezer en se développant à l'international prend la mesure des nouvelles dimensions du marché. Avec lucidité. La plateforme ne se lance pas sur le marché US, trop occupé, où les marges sont aujourd'hui trop faibles. Probablement aussi doublé par Spotify, l'autre grand acteur de l'écoute en streaming. A ce propos, Deezer s'est raccroché in extremis à la nouvelle offre de services de Facebook, post-F8, pour profiter des dernières évolutions de la plateforme sociale qui de simple réseau social devient distributeur de contenu.

A la différence d'un iTunes ou d'un Amazon, Deezer n'a pas vocation à proposer son propre device, tablette ou smartphone. Deezer reste multi-device par essence et peut s'intéresser aux conditions d'écoute de ses utilisateurs, Axel Dauchez évoque une piste côté hardware sans s'étendre sans qu'on sache si c'est une idée en l'air ou un développement à venir dans un avenir proche.
Deezer se lance dans 134 pays, un projet très ambiteux, mais jouable si la marque se tient à sa philosophie revendiquée: contribuer à l'extension du domaine musical d'un utilisateur. De fait, être un filtre de recommandation, si cher à Chris Anderson.

Le projet est beau, l'ambition forte. Une réserve toutefois, la plateforme dépend à 100% de ses fournisseurs de contenus, à savoir les maisons de disque. La jurisprudence plaide en faveur de Deezer. La plateforme ne devrait-elle pas s'intéresser à la production de son propre contenu? Et comme Live Nation signer des artistes à qui elle proposera un deal de production, promotion et diffusion? Est-ce réaliste? J'aurais du poser la question à Axel Dauchez. Next time?

 

Enjoy!

06/10/2011

Steve Jobs 1955-2011

apple, steve jobs

05:36 Publié dans Actualité, Geek, Gaming & Marketing | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : steve jobs, apple, geek | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

27/09/2011

Retour sur la Conférence Jeu Vidéo Marketing (CVJM) #gaming

cjvm, IIM, snjv, gaming, advergame, gamification, social gaming

Une journée passée à la Conférence Jeu Vidéo Marketing, vendredi dernier. Live tweet à retrouver avec le tag #CJVM (voir aussi le module ci-dessous). Je me suis replongé avec délectation dans l'univers du gaming et de l'advergaming. Deux ans après avoir quitté IGA Worldwide, je constate que si le marché s'est enrichi du social gaming, donnant au jeu l'audience critique et la flexibilité qui manquait aux offres basées sur les jeux de console, les réticences des annonceurs restent les mêmes.
Le constat en fin de journée: il reste encore un gros travail d'évangélisation à faire pour convaincre les marques d'intégrer le jeu dans leurs stratégies de comunication.

Quelques belles réussites à signaler dont celle de mes amis de Ouat Entertainment, et leur partenariat via Facebook avec La Redoute dans leur jeu social, Totally Spies Fashion Agents. Ouat lance dans quelques semaines Kompany, un jeu social sur le monde de l'entreprise, en partenariat avec l'Education Nationale. Prometteur, car moins segmentant que l'univers purement féminin des casual games. Et puis toute sensibilisation au monde de l'entreprise ne peut nuire! ;)

A propos d'advergaming, de serious gaming ou de tout concept lié au jeu, l'une des conclusions de la conférence est qu'avant tout il faut qu'un jeu soit bon avant d'ambitionner d'en faire le support de messages à l'attention d'un public donné. Le gamer, qu'il soit hardcore ou occasionnel est devenu exigeant. Peu importe q'un jeu lui ait été offert par une marque, contienne des marques ou des objets sponsorisés, qu'il soit payant ou  non, ce qui compte est qu'il soit bon. On s'interrogera ur la notion de "bon jeu"... Mais la solution de l'équation est simple: c'est la combinaison d'un bon game design, d'un scénario qui tienne la route et d'un bon gameplay.

Du côté des ARG (Alterned Reality Game), quelques beaux projets portés par Lexis Numérique, qui montrent  quel point la logique de gamification peut servir à accompagner soit la promotion d'une série, en l'occurence la nouvelle saison de Braquo, ou porter un projet ambitieux, Twelve, sur le même principe qu'In Memoriam, adapté aux réalités technologiques actuelles. Twelve, un projet qui va cumuler webgame + web série interactive et participative + appli mobile + série TV... Pour résumer, points forts des ARG: confusion réalité/fiction, immersion, dimension communautaire.

Du côté des smartphones, les applis mobiles font l'unanimité. Elles ont un véritable levier au service de la notoriété des marques. Ludiques, s'appuyant sur la géolocalisation, permettant l'attribution de rewards, le shopping, elles sont porteuses des valeurs des marques. Attention toutefois à la qualité, à l'ergonomie, et si advergame il y a, à la qualité du design et au gameplay!

Enjoy!

25/08/2011

La lettre de démission de Steve Jobs

Via The Wall Street Journal, la lettre de démission de Steve Jobs.

Letter from Steve Jobs

August 24, 2011–To the Apple Board of Directors and the Apple Community:

"I have always said if there ever came a day when I could no longer meet my duties and expectations as Apple’s CEO, I would be the first to let you know. Unfortunately, that day has come.

I hereby resign as CEO of Apple. I would like to serve, if the Board sees fit, as Chairman of the Board, director and Apple employee.

As far as my successor goes, I strongly recommend that we execute our succession plan and name Tim Cook as CEO of Apple.

I believe Apple’s brightest and most innovative days are ahead of it. And I look forward to watching and contributing to its success in a new role.

I have made some of the best friends of my life at Apple, and I thank you all for the many years of being able to work alongside you."

Au revoir, M. Jobs.

06:46 Publié dans Actualité, Geek, Gaming & Marketing | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : steve jobs, apple | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

20/10/2010

Mark Zuckerberg est sympa

Ca c'est un scoop! Mark Zuckergerg est détendu. The Social Network, le film de David Fincher, décrit un vieil ado ronchon. Un sociopathe au visage fermé. Ayant créé Facebook par dépit amoureux. Une belle trame dramatique cela dit, on dirait du Lelouch... Un homme, une femme, un ordinateur, chabada. 

Da real Mark Zuckerberg parle, un peu, du film, dans cette vidéo publiée sur The Daily Beast. Il confirme l'exactitude de la représentation de sa garde-robe (mention spéciale pour la combinaison tongs de piscine + chaussettes blanches). 

Qui est réellement le fondateur de Facebook

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03/09/2010

La 3D, nouvelle hype, nouvelle expérience visuelle pour le jeu vidéo?

Ici je ne parlerai pas de technologie mais d'expérience utilisateur. J'ai testé, sur le stand Nvidia présent à Rock en Seine, le jeu vidéo en 3D. Guitar Hero en l'occurence, un jeu dont je suis fan.

D'abord parlons 3D. Testée au cinéma, lunettes spéciales sur le nez, pour Avatar, Shrek 4 et Toy Story 3. Autant l'expérience Avatar s'était avérée impressionnante, autant la 3D n'apporte pas grand chose à Toy Story. Sinon quelques effets purement cosmétiques.

De passage à la FNAC, j'avais eu au début de l'été la possibilité de tester la télévision en 3D, toujours chaussé de lunettes ad-hoc. Impressionnant! Mais laissant présager de bizarres scènes de familles  lunettées réunies devant l'écran...

Nvidia propose la 3D sur écran de télé, sur écran d'ordinateur et sur écran relié à une console de jeu. Dans le cas de Guitar Hero, dans le cas présent la version 4, l'impression de profondeur est saisissante lorsque vous pénétrez dans la salle de concert virtuelle dans laquelle votre avatar est sensé jouer. En revanche dès que le manche de guitare s'affiche, la 3D perd son intéret et n'apporte rien à l'expérience du jeu. Pas de meilleure visualisation des notes à jouer, pas vraiment de différence avec la version 2D. Dans le cas de Guitar Hero, la 3D, n'a de sens qu'en mode spectateur. Mais n'est dans l'état actuel du jeu qu'un gadget.

Peut-etre est-elle mieux adaptée à des jeux d'action, de course ou de sport pour lesquels elle accentuerait la dimension immersive. A suivre!

 

IMGP5325.JPG

 

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08:00 Publié dans Choses vues, Geek, Gaming & Marketing | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : nvidia, jeu vidéo, 3d, rock en seine, guitar hero | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

26/02/2010

Geek, tests et beta tests...

Entre rédaction de livre, création d'entreprise et rock'n'roll, le geek s'était mis en sommeil... Du moins en apparence. Car l'heure du beta test a sonné à nouveau...Et du test aussi.

grabbit.jpgEn termes de beta, et beta privées... Silentale, et Grabbit, qui partagent des territoires similaires. Ceux de l'agrégation des différents flux de communication auxquels nous sommes abonnés ou auxquels nous contribuons. Agréger en un même lieux Twitter, Facebook, LinkedIn, des comptes mail (Gmail entre autres), des flux rss, des carnets d'adresse, dédupliquer les carnets d'adresses. Pouvoir en temps réel contacter tous le monde quelle que soit le device sur lequel il est joignable. La palme à Silentale pour la fluidité et l'ergonomie. Grabbit est encore instable et un peu lent, mais progresse à grand pas.silentale.jpg

Et pendant ce temps Seesmic se développe. Sesmic Web, Seesmic Desktop. A chaque lieu, à chaque device son mode d'accès à son ou ses comptes Twitter. L'avantage de Seesmic Web, rien àseesmic.jpginstaller et la possibilité d'accéder à Twitter de n'importe quel ordinateur. Sesmic Desktop est un bon client Twitter qui permet de suivre plusieurs comptes Twitter, les updates de Facebook. Et d'effectuer une veille par mots-clé sur Twitter. Pourquoi pas encore d'application sur iPhone? Seesmic s'est focalisé sur Android. Loic, que fais-tu?

Côté applications pour iPhone, le meilleur client Twitter à ce jour est Twitterific, qui permet de suivre plusieurs comptes, et de faire de la veille. Côté rapidité et ergonomie, j'ai un petit faible pour Echofon, qui hélas ne permet de suivre qu'un seul compte.twitterific.jpg

foursquare.jpgQue penser de Foursquare? Une petite merveille en termes de géolocalisation. Une approche incentive qui transforme votre vie quotidienne en compétition avec vos contacts directs sur Foursquare... A ce jour je suis le "Mayor" de 4 ou 5 endroits de mon quartier que je fréquente, ou à côté desquels je suis passé plusieurs fois et ai effectué le "check-in" de rigueur. A voir si l'outil sera purement egocastique (ma vie, mon oeuvre à chaque minute) ou permettra de mobiliser des communautés d'utilisateurs... Bref de passer en mode contact IRL.

Quelques nouveautés sur le front de l'iPhone, une tendance à rassembler les carnets d'adresses. L'appli Facebook synchronisable avec le carnet d'adresse. LinkedIn permettant d'y ajouter tous vos nouveaux contacts.

Et pour faire la synthèse, Gmail qui propose une fonction de dédoublonnage des contacts. Que du bonheur!

teambox.jpgDans le domaine des outils collaboratifs, test enthousiaste de Teambox, qui agrège à la fois des fonctions gestion de projet, chat façon Twitter et communautés de pratique. La start-up basée à Barcelone va lancer prochainement une version payante plus élaborée. A suivre.

Que penser de Google Buzz? Objectivement, rien. Je n'arrive pas à en trouver une utilisation pratique. Un peu comme Friendfeed. De l'info, trop d'info, pas de tri. Fausse bonne idée comme Google? Quelqu'un a-t-il des nouvelles de Google Wave, une fois la hype totalement retombée? Produits pas finis, à la valeur d'usage pas claire faute d'une promesse claire? Google nous avait habitué à des outils tellement simples que ces usines à gaz...

Voili-voila.

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10/02/2010

Numericable et la relation client: en progrès!

numericable.jpgJe ne suis ni un tendre ni un naïf. Ni un polémiste acharné. Mais quand les choses vont bien, ou mieux, il faut le dire. Dont acte. Il y a 3 jours, je poussais un coup de gueule contre mon fournisseur d'accès, Numericable pour cause de téléphonie défaillante. Rappelant au passage deux-trois idées relatives à ce que doit être une bonne relation client-fournisseur. Réaction du consommateur poussé à bout par deux années d'appels infructueux à des hotlines déroulant des réponses préfabriquées et incapable de résoudre mon problème précis. A savoir un décrochage aléatoire du signal téléphonique. Et l'impossibilité de compter à 100% sur ma ligne fixe. Incapable de me résoudre à une solution mi chèvre-mi choux, à savoir redémarrer le routeur pour raccrocher le signal. Agaçant pour un geek. Inadmissible voire dangereux pour un enfant en situation d'urgence.

Donc, note énervée. Et hier soir, divine surprise, e-mail de Numericable, précisément du responsable de la communication. Second mail ce matin d'un de ses collaborateurs. Mails m'invitant à me mettre en rapport avec eux directement. Mails m'indiquant qu'ils allaient traiter mon cas et me mettre en relation avec le service-client. Contact pris. Echange. Et appel du service-client. Cet après-midi. Discussion très ouverte. On discute technique. On m'écoute. On envisage des solutions. On refixe un rendez-vous téléphonique pour vérifier si la solution a fonctionné. En se laissant un délai de 48 heures. Pour voir sur la durée le fonctionnement de l'installation. De client "enragé-au bord de la rupture", je passe au stade "reconquis". Par cette prise en considération de mon problème. Par le contact direct avec de vrais gens, ne se cachant pas derrière des serveurs vocaux.  Nous verrons sur la durée si ma ligne va fonctionner à 100% du temps. A cette minute, la relation avec Numericable est repartie sur de bonnes bases. C'est la phase de restauration de la confiance.

A noter aussi, soyons positifs jusqu'au bout, que le vendeur qui, avait procédé à l'échange du routeur (après discussion musclée sur le principe, de l'échange avec la hotline) samedi dernier à la boutique Numericable, s'était montré sympathique et professionnel.

Du nouveau dans la relation-client chez Numericable? Une approche du CRM intéressante et encourageante. Qui plus est à l'heure où le FAI lance une offre triple-play à bas coût destinée aux bénéficiaires du RSA.

Affaire à suivre.

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17:36 Publié dans Actualité, Choses vues, Geek, Gaming & Marketing | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : numericable, crm, relation-client | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

21/01/2010

Le Top 10 des mots de passe les plus utilisés

Imperva vient de publier un rapport sur les mots de passe et la sécurité informatique. Le rapport complet est là.

Les mots de passe les plus utilisés sont les suivants:

1.      123456
2.      12345
3.      123456789
4.      Password
5.      iloveyou
6.      princess
7.      rockyou
8.      1234567
9.      12345678
10.     abc123

Le rapport donne des indications précieuses sur le choix d'un mot de passe: aucun mot provenant du dictionnaire, aucune indication personnelle, même partielle. Un mélange de caractères alphanumériques, en minuscules et majuscules mêlées. Pas moins de 8 caractères. Une phrase cryptée peut servir de point de départ et être facile à mémoriser. Et bien évidemment, un mot de passe différent par site...

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11:54 Publié dans Geek, Gaming & Marketing | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : passwords, sécurité informatique, imperva | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

30/10/2009

Les geeks d'avant Gutenberg

En tous temps, la découverte d'une nouvelle technologie a eu ses early adopters et s'est heurtée à la perplexité du grand public... Une fois l'usage établi, après la nécessaire phase d'apprentissage, l'objet est devenu mainstream. Ne restait plus aux primo-utilisateurs qu'à relater leur expérience, de buzzer sur la place du marché ou devant l'âtre, le soir à la veillée... Gutenberg, Google, même combat!

 

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08:43 Publié dans Choses vues, Geek, Gaming & Marketing | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : geeks, livre, gutenberg | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!