20/12/2012

Adios Amigos!

philippulus, mayas, bordel

(Tiens, au fait, cela fera 30 ans le 3 mars prochain que l'immense Georges Rémy aka Hergé aura été arraché à notre affection. Sapristi! Miséricorde! Mille sabords!)

09:33 Publié dans A suivre!, Actualité, Choses lues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : apocalypse, philippulus, fin du monde, mayas, bordel | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

11/11/2012

J'ai rencontré The Bewitched Hands

bewitched hands, vampiri waysJ'ai adoré le premier album des Bewitched Hands. Ca c'est dit. De la pop pêchue, euphorisante, bref tout ce qu'il faut pour plaire. Chantée en anglais. Un album dont on attendait presque avec angoisse le successeur. Le groupe aurait-il tout donné dans sa première production et surpris du résultat se retrouverait condamné à tenter de réitérer l'exploit sans jamais réellement y parvenir? Ca s'est vu. J'ai reçu le deuxième, Vampiric Ways. Je l'ai mis dans le lecteur de CD, avec un petit pincement, une petite appréhension. Et j'ai été emballé, embarqué. Un album énergique et mélodique à la fois. 

J'ai rencontré le groupe, dans un bistrot du 9ème arrondissement. On a bu des bières. On a causé. De pop, de Reims, d'influences, de business, de téléchargement, de composition, du quotidien d'un groupe pop qui cartonne. J'y allais confiant, ils étaient plus nombreux que moi. Pas de provocation, ne pas dire le truc qui fâche. On ne sait jamais... Alors j'attaque directement en citant Arcade Fire... Bah, oui, les groupes qui alignent une tribu sur scène, occupant tout l'espace disponible... Les Bewitched à leurs débuts ont été jusqu'à 12, 12 potes se connaissant depuis le lycée, mus par l'envie de faire de la musique ensemble. Les années ont passé. les contraintes des tournées aussi. Ils ne sont plus que 6, dont une fille, Marianne. Un vrai collectif de gens qui se connaissaient bien avant de faire de la musique ensemble. Une vraie bande de passionnés qui ont démarré sur un label plutôt spécialisé dans les DJ et l'électro, Savoir Faire. Un DJ se déplace avec une valise. Un groupe pop de 6 membres, c'est tout de suite une économie différente. "On ne gagne pas d'argent en étant aussi nombreux" en rigolent ils, tout en avouant le plaisir de pouvoir faire ce qu'ils aiment. Le groupe est taillé pour la scène, il a déjà tourné 6 fois aux Etats-Unis, dans le cadre de festivals, dont le prestigieux SXSW d'Austin. A propos de concerts aux US, dans des salles de 300 personnes, le groupe se marre en rappelant l'une des premières questions qui leur avait été posée sur place: "En quelle langue chantez-vous?"... Car The Bewitched Hands, nourris de Pixies, de Nirvana, de Pavement, de sons anglo-saxons ont pris le parti de chanter en anglais. Pas d'album en français au programme. Est-ce un mal d'ailleurs? Vampiric Ways, dans les bacs depuis le 24 septembre est un superbe album pop.

bewitched handsAyant vécu à Reims il y a des années, je n'en avait pas gardé l'image d'une ville ausi marquée musicalement que Rennes, Rouen ou Bordeaux. Les choses ont changé depuis 4-5 ans, avec l'émergence d'une scène locale qui explose au niveau national, The Shoes, Yuksek, Brodinsky... et les Bewitched Hands. Le groupe a connu son premier succès public en étant repéré par Jean-Louis Brossard et propulsés sur une des scènes des Transmusicales de Rennes. Début d'un engouement. Qui mène le groupe au niveau où il en est actuellement. Deux années de tournées. Un break, le temps de travailler sur ce nouvel album, enregistré et mixé en 3 mois. Les Bewitched sont passés de l'auto-production à une approche plus structurée, apport de Julien Delfaud, producteur entre autres de Herman Düne. Les Bewitched lui savent gré de leur avoir apporté une méthode de travail. Au final, 30 démos, 16 morceaux enregistrés, 12 retenus pour l'album. Un mixage confié à Craig Silvey, connu pour avoir travaillé avec Portishead, The Horrors (et Arcade Fire...).

La principale évolution du goupe depuis sa signature avec une major est son approche globale. Initialement, les membres de The Bewitched Hands ne souhaitaient faire que de la musique. Sur Vampiric Ways, ils ont conçu la pochette, réalisé un premier clip (Thank You, Goodbye, it's Over) et travaille sur deux autres vidéos... Sans oublier le travail scénographique réalisé pour le concert de Reims en septembre dernier. Le groupe s'est produit devant la cathédrale de la ville avec une chorale, dans le cadre des 10 ans du festival Elektricity.

Deuxième tournée de bières. On parle influences, concerts, premières parties, on passe de Led Zeppelin à Michel Berger, on évoque même un concert de Larusso... On cite Can, Gong, le prog rock. On parle de John Maus, Ariel Pink, Stephen Malkmus, Deerhunter, Pendentif... de ce que les Bewitched écoutent. On parle de la démocratie dans les groupes pop, de la place des filles. On passe un bon moment, avec Baptiste, Anthonin, Marianne, Benjamin, Nicolas et Sébastien... Et la promo continue. Le groupe est attendu ailleurs.

J'ai rencontré The Bewitched Hands, et c'était bien. Reste à les voir sur scène!

18:57 Publié dans Actualité, Choses lues, Musique, Politik | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bewitched hands, vampiric ways, pop | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

10/06/2012

Etes-vous un sex addict?

sex addict, addiction, marmottan, florence sandisQui sont les sex addicts? Quels sont leurs réseaux? Je suis surpris qu'aucun newsmagazine n'ait fait de cette thématique un maronnier annuel. Ca changerait des sempiternels dossiers sur les frères trois points, les prix de l'immobilier, le classement des lycées et des cliniques. Je propose même une date de publication, autour du 14 mai. Pour ceux qui auraient loupé un épisode, le 14 mai nous fêtons les Dominique, ou les Nafissatou, ou les deux. Depuis le 14 mai 2011, nos enfants sont mieux informés, plus intelligents en marière de pratiques sexuelles. Depuis le mois dernier ils en savent plus sur le dépeçage et le cannibalisme. Ca change.

Mais revenons à nos sex addicts... L'addiction sexuelle, c'est le thème du nouveau livre de Florence Sandis (Editions Hors Collection). Les Sex Addicts. Tout un programme!
Avant de parler de sexe, parlons d'addiction. Drogue, alcool, jeu, sexe, les phénomènes d'addiction sont régis par les mêmes mécaniques. Plaisir, obsession, augmentation des doses, impression de pouvoir gérer, souffrance, acceptation ou non de la notion d'addiction. Ca se finit à Marmottan. Ou pas.

Le livre de Florence Sandis repose sur ses témoignages d'addicts, hétéros, homos, couples, hommes, femmes. Des conversations crues, entre pudeur et impudeur. C'est raide (c'est la cas de la dire...), parfois glauque. Les témoins ont en commun le même sentiment de fragilité de leur processus de rémission. Le livre alterne témoignages et avis du psy. Cas particulier, explication, pistes de solutions. Pas de stigmatisation, pas de point de vue moral, l'addiction est envisagée comme une maladie. Le titre pourrait sembler racoleur, le livre ne l'est pas. Plein d'humanité, laissant parfois un sentiment de malaise tant les témoins se mettent à nu.

A lire... Et si le coeur vous en dit, et que vous avez un doute, un test vous permet même de déterminer votre degré d'addiction...

Enjoy!

10:48 Publié dans Actualité, Choses lues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sex addict, addiction, marmottan, florence sandis | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

16/03/2012

Bloc-note express N°192

Le bloc-note du lundi a rippé au vendredi... Pas eu le temps de bloguer. Le temps de tweeter, le temps de pinner (y'a pas un autre mot? Bernard Pivot, qu'en pensez-vous?), le temps de timeliner... Bref, le smartphone greffé dans la main gauche, le temps d'alimenter les résosocio...

Dans les choses lues, sur je ne sais plus quel site geek américain, j'ai aimé découvrir que le contraire du smartphone était le dumbphone... Pour les non-anglophones, smartphone=téléphone intelligent, dumbphone=téléphone crétin... J'adore!

Mercredi soir, pestacle! Enfin, soyons sérieux, débat sur "politique et communication" entre NKM et Pierre Moscovici, animé par Laurent Joffrin et Franz-Olivier Giesbert. Salle en sous-sol, pas de réseau, pas de wifi, nada! Frustration du twittos qui espérait pouvoir poster quelques verbatim. Que nenni. En plus, les positions étant clivées à mort, de débat il n'y eut point sinon, une sorte d'étrange délire de FOG à propos du halal et de la souffrance des animaux... A part ça, Mme la Ministre porte admirablement les talons hauts, et la nuque dégagée magnifie son port de tête... J'ai vraiment la conscience politique au plus haut...

Jeudi soir, premier Salon du Livre, en tant qu'auteur. Claquage de bises avec éditeur, directeur de collection, responsable presse. Champagne.

A part ça, formations, cours, stand-up. Affinage de projets littéraires, de projets audio-visuels.

A part ça lecture hallucinante d'une version manga de la Recherche du Temps Perdu de Proust. Il y a la madeleine, les émois érotiques des jeunes filles en fleurs, de la sodome et de la gomorrhe... Marcel le sensible avec une tronche de manga, c'est 100% priceless! Drôle!

Lecture tout aussi hallucinante d'un roman noir de Donald Westlake, Le Contrat. Une sombre histoire de romanciers, de manque d'inspiration, de nègres (ghostwriters), de meurtre par procuration. Magistral et fascinant!!!

J'ai écouté en boucle le dernier album des Black Keys pour me remettre de l'émollient Springsteen... Et Agnes Obel, parce que c'est beau. Et des podcasts de la Scandaleuse Histoire du Rock de l'éminent Gilles Verlant.

Voila quoi.

Enjoy!

07/03/2012

Les secrets de Sherlock Holmes, le livre

sherlock holmes, baker street, natacha levetSherlock Holmes a été le héros de ma prime adolescence. Archétypal, malgré sa consommation de cocaïne qui me surprit. La drogue c'était de la merde, et Conan Doyle décrivait un Sherlock s'en injectant avec gourmandise. Péché véniel, puisque le détective restait au top de sa perspicacité, traquant le crime et démêlant les écheveaux complexes d'enquêtes tarabiscotées. Il avait tous les sens en éveil le Sherlock. Quel talent, quel brio, toujours accompagné de son fidèle Dr Watson, les héros allant par paire, Tintin et Milou, Blake et Mortimer, Astérix et Obélix, Tanguy et Laverdure, Bob Morane et Bill Ballantine, Spirou et Fantasio, Quick et Flupke... Quoi de plus normal.

On se lasse un jour de tout, même de Sherlock. Sam Spade et Phil Marlowe s'imposèrent. Faucon Maltais et Grand Sommeil à la place de la Bande Mouchetée et du Chien des Baskerville. Plus tard il y eut Ellroy et ses bas-fonds de Los Angeles, marquant la transition entre les années 40 et l'Amérique flamboyante post-Kennedy.

J'en oubliais Sherlock, même si inconsciemment restait le souvenir du climat anxiogène de la Vallée de la Peur, confrontation de Sherlock et de l'Amérique mormone et sectaire. Sherlock dans l'Ouest.
Jude Law et Robert Downey Jr ont au cinéma dépoussiéré le mythe, selon un modèle déjà exploré dans les films de James Bond, les films de super héros, Harry Potter ou Star Wars. Un ennemi emblématique, qu'il s'appelle Moriarty, Voldemort, ou le Spectre. Des séides prêts à tout pour servir leur maître. Des héros avec leurs faiblesses et leur fantaisie. Plus une bonne dose de pyrotechnie pour faire bonne mesure, et un chouya de paranormal/fantastique. Le Sherlock de Guy Richie est-il conforme à la Doxa Sherlockienne? Pas sûr que les adeptes de la religion holmesienne y retrouvent leurs petits...

Le livre de Natacha Levet, Sherlock Holmes, de Baker Street au grand écran, livre une analyse très fouillée du monde de Sherlock Holmes et de l'universalité de son héros. Analyse psychologique, analyse mythologique. Les lecteurs se sont approprié Sherlock Holmes, très vite, au point de constituer des clubs d'exégètes, de gardiens du temple, mais aussi de fans désireux de voir leur héros vivre d'autres aventures, au delà de celles initialement écrites par Sir Arthur Conan Doyle.
De façon étonnante, et avec le recul, très logique, le livre présente le Dr House comme un héritier de Sherlock Holmes, avec cette même façon de s'affranchir des conventions sociales, éthiques et médicales dans le seul but de résoudre une équation apparemment insoluble. Avec cette même croyance en la science et l'expérimentation. Sherlock Holmes se joue des conventions de la société victorienne. House joue avec les nerfs de ses patients, ses internes, sa hiérarchie.

Sherlock Holmes, de Baker Street au grand écran (Editions Autrement), ou l'exploration d'un mythe. A lire, pour les passionnés de la chose holmesienne, ou les simples curieux.

Enjoy!

16:06 Publié dans Actualité, Choses lues | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sherlock holmes, conan doyle, natacha levet | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

24/01/2012

Bloc-note express N°188

Le 13 janvier, c'était baby-blues. Le coup de mou post-partum. Les Miscellanées sont en librairie. Le bébé est lancé. Etonnante sensation. Puis vient la promo, après le Midi2, le jour de la sortie, 25 minutes avec Philippe Dana sur le Mouv', viennent les chroniques sur les blogs, dans la presse. On les guette avec avidité. Tout n'est que premières fois.
Fête au Motel, jeudi dernier, les amis, le cercle proche. C'est bon, ça. Quelques bières. Des dédicaces au coin du bar. Sympa.
Passages aléatoires dans les Fnac de proximité, histoire de voir la mise en place et jouir de ces instants de fierté: voir son livre positionné sur les présentoirs, en pile. Belle sensation.
Samedi, découverte de l'article dans Libé, une colonne avec photo de la couv. Libé, le canard qui m'accompagne depuis mes 18 ans. Gros kif, comme on dit.
Ca et là quelques piques dans les divers articles. L'accueil des médias est globalement favorable. Le principe des Miscellanées surprend. Oui, ce livre est fouillis et foutraque. A l'image d'Internet. Ni plus ni moins. Oui, certains passages sont écrits dans un langage cru. Mais Internet est ainsi, le soft cohabite avec le hard, le lumineux avec le glauque absolu. Le mauvais goût avec la bien-pensance. Oui, l'écriture vient du blog. Mais à 50% seulement, l'un des auteurs étant journaliste.

A part ça, life goes on. Missions, cours, rencontres.

A part ça, J. Edgar est un bon Eastwood, certes didactique mais passionnant par son côté "je vais vous raconter la face cachée du personnage le plus tordu de l'histoire américaine". Et Leonardo Di Caprio magistral.
En revanche, Millenium, Fincher ou pas, n'est que l'inutile remake de la première adaptation suédoise du roman de Stieg Larsson. Certes, il y a de beaux mouvements de caméra. Mais le film est long, se perd en route, et semble sur la fin vouloir se conclure rapidement, le réalisateur s'étant rendu compte de son égarement. Bref, décevant. Rien à voir avec le glauque Seven.

A part ça, l'album de Skip the Use berce mes trajets en métro.

Enjoy!

16/01/2012

Bloc-note express N°187

Le bloc-note express est de retour. Pas eu le temps de l'alimenter depuis quelques semaines, voire mois. J'avais piscine.

Naaaan, je rigole.

Plus sérieusement, le blogueur a délaissé plus ou moins son espace d'expression qui entre - OMFG - dans sa 6ème année.  Il s'est lâché sur Twitter, moins chronophage (quoique...), du moins, un tantinet moins contraignant éditorialement parlant. 140 caractères par post, ça repose.

Etat des lieux:

miscellanées d'internet,Les Miscellanées d'Internet en librairie depuis jeudi dernier. Excitation maximale, joie de gamin devant l'arbre de Noël. Un livre! Mon livre. Moi qui, gamin, rêvait d'aller présenter mon livre chez Bernard Pivot... Bon, Bernard Pivot a eu le mauvais goût de ne pas m'attendre et d'arrêter Apostrophe il y a des années. Bernard, vous avez eu tort! Je promets, on se serait bien tenus! Surtout moi. On n'aurait pas bu du vin blanc, on ne se serait pas bourrés la gueule. Nico Prat n'aurait pas parlé de caca, et je n'aurais pas prononcé le mot sodomie. Promis-juré-craché, parole de scout! 

A part ça, promo, à donf'! D'aucuns ont cherché à perturber le plan de promo des Miscellanées d'Internet! Je pense à Xavier Niel qui a lancé on offre deux jours avant la sortie du livre. Je pense à Costa Croisières qui plante un navire de 290 m sur un caillou rien que pour nous contrarier. Avec dommage collatéraux, en plus. Je pense à Standard & Poors qui tente de détourner l'attention en retirant un A à la Mère-Patrie. "Les Miscell_nées d'Internet", ça se lit moins bien, comme titre. 

gilles jacquierGilles Jacquier, journaliste, tué en Syrie. Je ne suis pas journaliste, juste un petit commentateur dilettante de la vie qui va. Le seul risque vital que j'encours est l'accident de la route., Emotion, en pensant à ceux qui s'approchent de près de l'action pour être sûrs que la photo sera nette. Ces journalistes-là méritent un immense respect. 

Grande fierté: recevoir les exemplaires papier de L'Expansion Management Review avec son nom en couverture! L'article est là, une réflexion sur les paradoxes du consommateur 2.0. En bref, les outils, les médias, l'environnement ont changé. Certes, c'est indéniable. Mais le consommateur, lui, a-t-il tant changé que cela? A mon avis, non. Qu'en pensez-vous?

A part ça, j'ai commandé l'album de Lana Del Rey, reçu celui de Skip The Use, revu la mini-série Holocauste, lu Gaza 1956 de Joe Sacco et Les chroniques de Jerusalem de Guy Delisle et racheté la réédition du légendaire Principe de Peter.

Enjoy!

11/12/2011

Tattooisme, portraits du tatoueur en artiste

tattooisme, chris coppola, frédéric claquinTattooisme, c'est un livre de Chris Coppola et Frédéric Claquin. Format livre d'art. Pas une étude sociologique sur les adeptes du tatouage. Un livre de rencontres avec des artistes véritables. Un quasi-catalogue d'exposition. L'art du tatouage, avec ses écoles, ses styles, ses partis pris, ses inspirations et influences.

Le tatoueur est un authentique plasticien, un peintre qui aurait choisi comme support d'expression le corps humain, avec ses pleins et ses déliés, ses rondeurs et imperfections. La peau est une matière molle et monochrome. L'art du tatoueur est de la réhausser, de lui donner couleurs et reliefs. Un art qui n'est pas exposé en permanence, le support, vivant, montrant ce qu'il veut, quand il veut. L'artiste crée, en fonction de son inspiration et du désir de son tableau humain. On sent la relation de confiance et le désir de quelque chose d'unique. Chaque tatoueur a son style, comme le grapheur. L'inspiration vient de l'art japonais, de Giger, du cartoon, du cubisme, de l'heroic fantasy. Pas de visages, pas de modèles en pied. des morceaux de corps illustrés, enluminés, sublimés.

Je ne suis pas moi même adepte du tatouage, la tentation ne m'a pas effleurée. La dimension définitive, peut-être... La peur de me lasser d'une oeuvre sans pouvoir la décrocher... Le conditionnement socio-culturel probablement. Mais la vision des oeuvres d'Easy Sacha, de Jean-Luc Navette, de Didier Ra, de Ludo aka Kidink ou Bugs est absolument fascinante.

Tattooisme, Chris Coppola et Frédéric Claquin, Editions Herscher

Enjoy!

19:14 Publié dans Actualité, Choses lues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tattooisme, tatouage, chris coppola, frédéric claquin | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

20/11/2011

Bloc-note express N°186

Après promesse de reprise, puis non reprise, le Bloc-Note express s'en revient. Pour de vrai.

Sachant que l'orientation de Dubuc's Blog aujourd'hui est résolument musicale. Pas envie de gloser sur le pourquoi du comment des nouveaux usages de l'Internet, ça me rappelle le bureau... Et les cours que je donne à propos des usages précédemment mentionnés. Respiration. Bref, nous parlerons zik, un peu ciné, parfois même littérature. Et choses vues, impressions glanées au hasard des rencontres ou des flaneries... Il va falloir que je réappprenne à flaner. Plus personne ne flane à Paris, hormis les touristes américains bobos. Mes flaneries matutinales sont sur la ligne 4 et sur la 10. L'éclate. En plus j'aime pas les gens. Enfin, ça ce sont mes enfants qui le disent, depuis que je leur ai dit que quelqu'un me l'avait dit dans un contexte professionnel improbable que je ne vous raconterai pas icitte.

En fait, la question n'est pas de ne pas aimer les gens. En fait je n'aime pas TOUS les gens. La nuance est de taille. Comme le chantait Souchon au siècle dernier: On peut pas aimer tous les gens, on peut pas être gentil tout l'temps. J'adhère. Je ne me vois pas en Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. Quoique... Chassez le boy scout et il revient au grand galop, comme le naturel.

Bref, côté littérature, j'ai décidé de relire Le Camp des Saints de Jean Raspail. Parait que c'est d'actualité, et que ça sent un peu le souffre. Raison de plus. J'ai tenté Scott Fitzgerald, un épais recueil de nouvelles. Raté, ce n'est manifestement pas une lecture faite pour le métro. J'ai lu la bio de Diane Arbus écrite par Violaine Binet. Remarquable! Surtout après avoir vu l'expo, et avoir bénéficié d'une mini-conférence de l'auteur permettant de décrypter plus aisémment l'univers de la photographe.

Côté ciné, j'ai vu Intouchables. Et j'ai aimé. Tant pis pour les bobos qui font la fine bouche. Autant on pouvait s'interroger sur la signification profonde du succès de Bienvenue chez les Ch'tis, buddy movie ultra classique dans la forme et dans le fond, et finalement sans grand intérêt; autant le sujet d'Intouchables était potentiellement casse-gueule. Le critique des Inrocks s'est fourré le doigt dans l'oeil jusqu'au coude dans sa relecture sociale du film qu'il accuse entre les lignes de Sarkozysme rampant. Intouchables est réjouissant, le public sort de la salle avec la banane. C'est l'essentiel. Et des thèmes puissants ont été évoqués.

Côté zik, j'oscille entre Francis et ses Peintres, Metalica et Lou Reed, et les Cowboys Fringants... Eclectisme total!

Coté actu, ça y'est, la deuxième épreuve des Miscellanés d'Internet est relue et corrigée. Le plan de promo se prépare, le communiqué de presse est prêt, la date des signatures des ouvrages destinés à la presse est fixée. Sortie le 12 janvier, Mr Dubuc et son comparse Nico Prat sont dans les starting blocks!!



Enjoy!

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20/09/2011

Bloc-note express N°185

Les Miscellanées d'Internet... Sensation du travail accompli, même s'il reste encore du travail de réécriture, des corrections, des vérifications, de la relecture. Les projets de couverture se succèdent, on y est presque. Déjà, voir son nom sur une couverture de livre, même non définitive, procure une certaine excitation... Début d'orgasme, presque. Enfin, n'exagérons pas non plus... Quoique... Pour le moment, Nico Prat, co-auteur des Miscellanées attaque sa saison de chroniques sur le Mouv'. Et Gilles Verlant, ci-devant directeur de collection chez Fetjaine se plonge dans la relecture du manuscrit des Miscellanées d'Internet. Affaire à suivre!

Je ne parlerai pas de DSK, rien à dire. Le show était parfait, l'amende honorable. On passe à autre chose, maintenant. Il est temps, non?
Je ne parlerai pas de Tsonga vs Nadal. Trop de Kinder Bueno tue le Jo.
Je ne parlerai pas de basket. Je n'aime pas le basket.
Je parlerai un peu de rugby, et rejoindrai mon ami Mossieur Resse qui fustige les commentateurs sportifs qui emploient à tout va le mot "compliqué" pour donner une impression de profondeur à leurs pseudo analyses. A chaque époque son mot-valise.
Je ne parlerai pas de la crise financière, ni de Sarkoland. C'est compliqué... D'autant plus que le seul argument qu'ont à opposer mes amis sarkozystes (ben ouais, je ne suis pas sectaire, on évite juste les sujets qui fâchent) qui voient encore leur héros paré de toutes les vertus: "Mais qu'est-ce qu'elle aurait fait Ségolène, hein?" Certes... Pas des miracles, peut-être même quelques gaffes monumentales, peut-être même déclaré des guerres, qui sait... Sauf que... Sauf que, amis, ça serait bien d'ouvrir les yeux quand même... Et puis, j'avais dit que je parlerai pas de politique.
Je ne parlerai même pas de l'université d'été du Modem, ni de Bayrou. J'ai déjà donné il y a des années. On ne m'y reprendra plus.
Je ne parlerai pas du débat télévisé des prétendants à la candidature de la primaire du PS. Baillements.
Je ne parlerai même pas des rodomontades fatiguantes des philosophes de salon qui se prennent pour Malraux, mais font faire le boulot par l'OTAN sur le théâtre des opérations libyen... Pourtant, chemise ouverte et kalashnikov en sautoir ça aurait de la gueule. Autres temps autres moeurs. Posture et imposture.
Je ne parlerai pas de ceux qui vont chercher les acclamations de la foule à Benghazi faute de les recueillir spontanément sur le territoire national.

Je resterai dans le futile et le léger, pourtant essentiel.

Tiens, le livre de Jonathan Franzen, un pavé de 700 pages, dévoré en une semaine. Vie de familles, désossage de l'American Way of Life. Le couple, les relations parents-enfant, tranches de vies. Walter et Patty Berglund, pivots du roman. Un couple parfait. Deux enfants. Une grande maison. Un bonheur parfait. 700 pages de psychanalyse, chacun des protagonistes dépouillé de ses secrets intimes, la construction des uns, la déconstruction des autres. La famille comme un microcosme où chacun se nourrit de l'autre, se dévore, se vampirise. Un livre profond et léger à la fois. L'écriture de Franzen est belle. Freedom, c'est la parabole "Made in Land of the Free". Chacun est libre de son destin, et découvre qu'il se croit libre, mais que tous dépendent les uns des autres, Patty, Walter, Connie, Joey, Jessica, Joyce, Ray...

Voila. Bonne semaine.

Enjoy!

Envoyé de mon iPad

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