16/03/2012

Bloc-note express N°192

Le bloc-note du lundi a rippé au vendredi... Pas eu le temps de bloguer. Le temps de tweeter, le temps de pinner (y'a pas un autre mot? Bernard Pivot, qu'en pensez-vous?), le temps de timeliner... Bref, le smartphone greffé dans la main gauche, le temps d'alimenter les résosocio...

Dans les choses lues, sur je ne sais plus quel site geek américain, j'ai aimé découvrir que le contraire du smartphone était le dumbphone... Pour les non-anglophones, smartphone=téléphone intelligent, dumbphone=téléphone crétin... J'adore!

Mercredi soir, pestacle! Enfin, soyons sérieux, débat sur "politique et communication" entre NKM et Pierre Moscovici, animé par Laurent Joffrin et Franz-Olivier Giesbert. Salle en sous-sol, pas de réseau, pas de wifi, nada! Frustration du twittos qui espérait pouvoir poster quelques verbatim. Que nenni. En plus, les positions étant clivées à mort, de débat il n'y eut point sinon, une sorte d'étrange délire de FOG à propos du halal et de la souffrance des animaux... A part ça, Mme la Ministre porte admirablement les talons hauts, et la nuque dégagée magnifie son port de tête... J'ai vraiment la conscience politique au plus haut...

Jeudi soir, premier Salon du Livre, en tant qu'auteur. Claquage de bises avec éditeur, directeur de collection, responsable presse. Champagne.

A part ça, formations, cours, stand-up. Affinage de projets littéraires, de projets audio-visuels.

A part ça lecture hallucinante d'une version manga de la Recherche du Temps Perdu de Proust. Il y a la madeleine, les émois érotiques des jeunes filles en fleurs, de la sodome et de la gomorrhe... Marcel le sensible avec une tronche de manga, c'est 100% priceless! Drôle!

Lecture tout aussi hallucinante d'un roman noir de Donald Westlake, Le Contrat. Une sombre histoire de romanciers, de manque d'inspiration, de nègres (ghostwriters), de meurtre par procuration. Magistral et fascinant!!!

J'ai écouté en boucle le dernier album des Black Keys pour me remettre de l'émollient Springsteen... Et Agnes Obel, parce que c'est beau. Et des podcasts de la Scandaleuse Histoire du Rock de l'éminent Gilles Verlant.

Voila quoi.

Enjoy!

07/03/2012

Les secrets de Sherlock Holmes, le livre

sherlock holmes, baker street, natacha levetSherlock Holmes a été le héros de ma prime adolescence. Archétypal, malgré sa consommation de cocaïne qui me surprit. La drogue c'était de la merde, et Conan Doyle décrivait un Sherlock s'en injectant avec gourmandise. Péché véniel, puisque le détective restait au top de sa perspicacité, traquant le crime et démêlant les écheveaux complexes d'enquêtes tarabiscotées. Il avait tous les sens en éveil le Sherlock. Quel talent, quel brio, toujours accompagné de son fidèle Dr Watson, les héros allant par paire, Tintin et Milou, Blake et Mortimer, Astérix et Obélix, Tanguy et Laverdure, Bob Morane et Bill Ballantine, Spirou et Fantasio, Quick et Flupke... Quoi de plus normal.

On se lasse un jour de tout, même de Sherlock. Sam Spade et Phil Marlowe s'imposèrent. Faucon Maltais et Grand Sommeil à la place de la Bande Mouchetée et du Chien des Baskerville. Plus tard il y eut Ellroy et ses bas-fonds de Los Angeles, marquant la transition entre les années 40 et l'Amérique flamboyante post-Kennedy.

J'en oubliais Sherlock, même si inconsciemment restait le souvenir du climat anxiogène de la Vallée de la Peur, confrontation de Sherlock et de l'Amérique mormone et sectaire. Sherlock dans l'Ouest.
Jude Law et Robert Downey Jr ont au cinéma dépoussiéré le mythe, selon un modèle déjà exploré dans les films de James Bond, les films de super héros, Harry Potter ou Star Wars. Un ennemi emblématique, qu'il s'appelle Moriarty, Voldemort, ou le Spectre. Des séides prêts à tout pour servir leur maître. Des héros avec leurs faiblesses et leur fantaisie. Plus une bonne dose de pyrotechnie pour faire bonne mesure, et un chouya de paranormal/fantastique. Le Sherlock de Guy Richie est-il conforme à la Doxa Sherlockienne? Pas sûr que les adeptes de la religion holmesienne y retrouvent leurs petits...

Le livre de Natacha Levet, Sherlock Holmes, de Baker Street au grand écran, livre une analyse très fouillée du monde de Sherlock Holmes et de l'universalité de son héros. Analyse psychologique, analyse mythologique. Les lecteurs se sont approprié Sherlock Holmes, très vite, au point de constituer des clubs d'exégètes, de gardiens du temple, mais aussi de fans désireux de voir leur héros vivre d'autres aventures, au delà de celles initialement écrites par Sir Arthur Conan Doyle.
De façon étonnante, et avec le recul, très logique, le livre présente le Dr House comme un héritier de Sherlock Holmes, avec cette même façon de s'affranchir des conventions sociales, éthiques et médicales dans le seul but de résoudre une équation apparemment insoluble. Avec cette même croyance en la science et l'expérimentation. Sherlock Holmes se joue des conventions de la société victorienne. House joue avec les nerfs de ses patients, ses internes, sa hiérarchie.

Sherlock Holmes, de Baker Street au grand écran (Editions Autrement), ou l'exploration d'un mythe. A lire, pour les passionnés de la chose holmesienne, ou les simples curieux.

Enjoy!

16:06 Publié dans Actualité, Choses lues | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sherlock holmes, conan doyle, natacha levet | | |  Facebook | |

24/01/2012

Bloc-note express N°188

Le 13 janvier, c'était baby-blues. Le coup de mou post-partum. Les Miscellanées sont en librairie. Le bébé est lancé. Etonnante sensation. Puis vient la promo, après le Midi2, le jour de la sortie, 25 minutes avec Philippe Dana sur le Mouv', viennent les chroniques sur les blogs, dans la presse. On les guette avec avidité. Tout n'est que premières fois.
Fête au Motel, jeudi dernier, les amis, le cercle proche. C'est bon, ça. Quelques bières. Des dédicaces au coin du bar. Sympa.
Passages aléatoires dans les Fnac de proximité, histoire de voir la mise en place et jouir de ces instants de fierté: voir son livre positionné sur les présentoirs, en pile. Belle sensation.
Samedi, découverte de l'article dans Libé, une colonne avec photo de la couv. Libé, le canard qui m'accompagne depuis mes 18 ans. Gros kif, comme on dit.
Ca et là quelques piques dans les divers articles. L'accueil des médias est globalement favorable. Le principe des Miscellanées surprend. Oui, ce livre est fouillis et foutraque. A l'image d'Internet. Ni plus ni moins. Oui, certains passages sont écrits dans un langage cru. Mais Internet est ainsi, le soft cohabite avec le hard, le lumineux avec le glauque absolu. Le mauvais goût avec la bien-pensance. Oui, l'écriture vient du blog. Mais à 50% seulement, l'un des auteurs étant journaliste.

A part ça, life goes on. Missions, cours, rencontres.

A part ça, J. Edgar est un bon Eastwood, certes didactique mais passionnant par son côté "je vais vous raconter la face cachée du personnage le plus tordu de l'histoire américaine". Et Leonardo Di Caprio magistral.
En revanche, Millenium, Fincher ou pas, n'est que l'inutile remake de la première adaptation suédoise du roman de Stieg Larsson. Certes, il y a de beaux mouvements de caméra. Mais le film est long, se perd en route, et semble sur la fin vouloir se conclure rapidement, le réalisateur s'étant rendu compte de son égarement. Bref, décevant. Rien à voir avec le glauque Seven.

A part ça, l'album de Skip the Use berce mes trajets en métro.

Enjoy!

16/01/2012

Bloc-note express N°187

Le bloc-note express est de retour. Pas eu le temps de l'alimenter depuis quelques semaines, voire mois. J'avais piscine.

Naaaan, je rigole.

Plus sérieusement, le blogueur a délaissé plus ou moins son espace d'expression qui entre - OMFG - dans sa 6ème année.  Il s'est lâché sur Twitter, moins chronophage (quoique...), du moins, un tantinet moins contraignant éditorialement parlant. 140 caractères par post, ça repose.

Etat des lieux:

miscellanées d'internet,Les Miscellanées d'Internet en librairie depuis jeudi dernier. Excitation maximale, joie de gamin devant l'arbre de Noël. Un livre! Mon livre. Moi qui, gamin, rêvait d'aller présenter mon livre chez Bernard Pivot... Bon, Bernard Pivot a eu le mauvais goût de ne pas m'attendre et d'arrêter Apostrophe il y a des années. Bernard, vous avez eu tort! Je promets, on se serait bien tenus! Surtout moi. On n'aurait pas bu du vin blanc, on ne se serait pas bourrés la gueule. Nico Prat n'aurait pas parlé de caca, et je n'aurais pas prononcé le mot sodomie. Promis-juré-craché, parole de scout! 

A part ça, promo, à donf'! D'aucuns ont cherché à perturber le plan de promo des Miscellanées d'Internet! Je pense à Xavier Niel qui a lancé on offre deux jours avant la sortie du livre. Je pense à Costa Croisières qui plante un navire de 290 m sur un caillou rien que pour nous contrarier. Avec dommage collatéraux, en plus. Je pense à Standard & Poors qui tente de détourner l'attention en retirant un A à la Mère-Patrie. "Les Miscell_nées d'Internet", ça se lit moins bien, comme titre. 

gilles jacquierGilles Jacquier, journaliste, tué en Syrie. Je ne suis pas journaliste, juste un petit commentateur dilettante de la vie qui va. Le seul risque vital que j'encours est l'accident de la route., Emotion, en pensant à ceux qui s'approchent de près de l'action pour être sûrs que la photo sera nette. Ces journalistes-là méritent un immense respect. 

Grande fierté: recevoir les exemplaires papier de L'Expansion Management Review avec son nom en couverture! L'article est là, une réflexion sur les paradoxes du consommateur 2.0. En bref, les outils, les médias, l'environnement ont changé. Certes, c'est indéniable. Mais le consommateur, lui, a-t-il tant changé que cela? A mon avis, non. Qu'en pensez-vous?

A part ça, j'ai commandé l'album de Lana Del Rey, reçu celui de Skip The Use, revu la mini-série Holocauste, lu Gaza 1956 de Joe Sacco et Les chroniques de Jerusalem de Guy Delisle et racheté la réédition du légendaire Principe de Peter.

Enjoy!

11/12/2011

Tattooisme, portraits du tatoueur en artiste

tattooisme, chris coppola, frédéric claquinTattooisme, c'est un livre de Chris Coppola et Frédéric Claquin. Format livre d'art. Pas une étude sociologique sur les adeptes du tatouage. Un livre de rencontres avec des artistes véritables. Un quasi-catalogue d'exposition. L'art du tatouage, avec ses écoles, ses styles, ses partis pris, ses inspirations et influences.

Le tatoueur est un authentique plasticien, un peintre qui aurait choisi comme support d'expression le corps humain, avec ses pleins et ses déliés, ses rondeurs et imperfections. La peau est une matière molle et monochrome. L'art du tatoueur est de la réhausser, de lui donner couleurs et reliefs. Un art qui n'est pas exposé en permanence, le support, vivant, montrant ce qu'il veut, quand il veut. L'artiste crée, en fonction de son inspiration et du désir de son tableau humain. On sent la relation de confiance et le désir de quelque chose d'unique. Chaque tatoueur a son style, comme le grapheur. L'inspiration vient de l'art japonais, de Giger, du cartoon, du cubisme, de l'heroic fantasy. Pas de visages, pas de modèles en pied. des morceaux de corps illustrés, enluminés, sublimés.

Je ne suis pas moi même adepte du tatouage, la tentation ne m'a pas effleurée. La dimension définitive, peut-être... La peur de me lasser d'une oeuvre sans pouvoir la décrocher... Le conditionnement socio-culturel probablement. Mais la vision des oeuvres d'Easy Sacha, de Jean-Luc Navette, de Didier Ra, de Ludo aka Kidink ou Bugs est absolument fascinante.

Tattooisme, Chris Coppola et Frédéric Claquin, Editions Herscher

Enjoy!

20/11/2011

Bloc-note express N°186

Après promesse de reprise, puis non reprise, le Bloc-Note express s'en revient. Pour de vrai.

Sachant que l'orientation de Dubuc's Blog aujourd'hui est résolument musicale. Pas envie de gloser sur le pourquoi du comment des nouveaux usages de l'Internet, ça me rappelle le bureau... Et les cours que je donne à propos des usages précédemment mentionnés. Respiration. Bref, nous parlerons zik, un peu ciné, parfois même littérature. Et choses vues, impressions glanées au hasard des rencontres ou des flaneries... Il va falloir que je réappprenne à flaner. Plus personne ne flane à Paris, hormis les touristes américains bobos. Mes flaneries matutinales sont sur la ligne 4 et sur la 10. L'éclate. En plus j'aime pas les gens. Enfin, ça ce sont mes enfants qui le disent, depuis que je leur ai dit que quelqu'un me l'avait dit dans un contexte professionnel improbable que je ne vous raconterai pas icitte.

En fait, la question n'est pas de ne pas aimer les gens. En fait je n'aime pas TOUS les gens. La nuance est de taille. Comme le chantait Souchon au siècle dernier: On peut pas aimer tous les gens, on peut pas être gentil tout l'temps. J'adhère. Je ne me vois pas en Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. Quoique... Chassez le boy scout et il revient au grand galop, comme le naturel.

Bref, côté littérature, j'ai décidé de relire Le Camp des Saints de Jean Raspail. Parait que c'est d'actualité, et que ça sent un peu le souffre. Raison de plus. J'ai tenté Scott Fitzgerald, un épais recueil de nouvelles. Raté, ce n'est manifestement pas une lecture faite pour le métro. J'ai lu la bio de Diane Arbus écrite par Violaine Binet. Remarquable! Surtout après avoir vu l'expo, et avoir bénéficié d'une mini-conférence de l'auteur permettant de décrypter plus aisémment l'univers de la photographe.

Côté ciné, j'ai vu Intouchables. Et j'ai aimé. Tant pis pour les bobos qui font la fine bouche. Autant on pouvait s'interroger sur la signification profonde du succès de Bienvenue chez les Ch'tis, buddy movie ultra classique dans la forme et dans le fond, et finalement sans grand intérêt; autant le sujet d'Intouchables était potentiellement casse-gueule. Le critique des Inrocks s'est fourré le doigt dans l'oeil jusqu'au coude dans sa relecture sociale du film qu'il accuse entre les lignes de Sarkozysme rampant. Intouchables est réjouissant, le public sort de la salle avec la banane. C'est l'essentiel. Et des thèmes puissants ont été évoqués.

Côté zik, j'oscille entre Francis et ses Peintres, Metalica et Lou Reed, et les Cowboys Fringants... Eclectisme total!

Coté actu, ça y'est, la deuxième épreuve des Miscellanés d'Internet est relue et corrigée. Le plan de promo se prépare, le communiqué de presse est prêt, la date des signatures des ouvrages destinés à la presse est fixée. Sortie le 12 janvier, Mr Dubuc et son comparse Nico Prat sont dans les starting blocks!!



Enjoy!

20/09/2011

Bloc-note express N°185

Les Miscellanées d'Internet... Sensation du travail accompli, même s'il reste encore du travail de réécriture, des corrections, des vérifications, de la relecture. Les projets de couverture se succèdent, on y est presque. Déjà, voir son nom sur une couverture de livre, même non définitive, procure une certaine excitation... Début d'orgasme, presque. Enfin, n'exagérons pas non plus... Quoique... Pour le moment, Nico Prat, co-auteur des Miscellanées attaque sa saison de chroniques sur le Mouv'. Et Gilles Verlant, ci-devant directeur de collection chez Fetjaine se plonge dans la relecture du manuscrit des Miscellanées d'Internet. Affaire à suivre!

Je ne parlerai pas de DSK, rien à dire. Le show était parfait, l'amende honorable. On passe à autre chose, maintenant. Il est temps, non?
Je ne parlerai pas de Tsonga vs Nadal. Trop de Kinder Bueno tue le Jo.
Je ne parlerai pas de basket. Je n'aime pas le basket.
Je parlerai un peu de rugby, et rejoindrai mon ami Mossieur Resse qui fustige les commentateurs sportifs qui emploient à tout va le mot "compliqué" pour donner une impression de profondeur à leurs pseudo analyses. A chaque époque son mot-valise.
Je ne parlerai pas de la crise financière, ni de Sarkoland. C'est compliqué... D'autant plus que le seul argument qu'ont à opposer mes amis sarkozystes (ben ouais, je ne suis pas sectaire, on évite juste les sujets qui fâchent) qui voient encore leur héros paré de toutes les vertus: "Mais qu'est-ce qu'elle aurait fait Ségolène, hein?" Certes... Pas des miracles, peut-être même quelques gaffes monumentales, peut-être même déclaré des guerres, qui sait... Sauf que... Sauf que, amis, ça serait bien d'ouvrir les yeux quand même... Et puis, j'avais dit que je parlerai pas de politique.
Je ne parlerai même pas de l'université d'été du Modem, ni de Bayrou. J'ai déjà donné il y a des années. On ne m'y reprendra plus.
Je ne parlerai pas du débat télévisé des prétendants à la candidature de la primaire du PS. Baillements.
Je ne parlerai même pas des rodomontades fatiguantes des philosophes de salon qui se prennent pour Malraux, mais font faire le boulot par l'OTAN sur le théâtre des opérations libyen... Pourtant, chemise ouverte et kalashnikov en sautoir ça aurait de la gueule. Autres temps autres moeurs. Posture et imposture.
Je ne parlerai pas de ceux qui vont chercher les acclamations de la foule à Benghazi faute de les recueillir spontanément sur le territoire national.

Je resterai dans le futile et le léger, pourtant essentiel.

Tiens, le livre de Jonathan Franzen, un pavé de 700 pages, dévoré en une semaine. Vie de familles, désossage de l'American Way of Life. Le couple, les relations parents-enfant, tranches de vies. Walter et Patty Berglund, pivots du roman. Un couple parfait. Deux enfants. Une grande maison. Un bonheur parfait. 700 pages de psychanalyse, chacun des protagonistes dépouillé de ses secrets intimes, la construction des uns, la déconstruction des autres. La famille comme un microcosme où chacun se nourrit de l'autre, se dévore, se vampirise. Un livre profond et léger à la fois. L'écriture de Franzen est belle. Freedom, c'est la parabole "Made in Land of the Free". Chacun est libre de son destin, et découvre qu'il se croit libre, mais que tous dépendent les uns des autres, Patty, Walter, Connie, Joey, Jessica, Joyce, Ray...

Voila. Bonne semaine.

Enjoy!

Envoyé de mon iPad

06:30 Publié dans Bloc-note express, Choses lues, Choses vues | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |

04/08/2011

Bloc-note express N°182

Même pas de tentative de déconnexion cette année. Même pas de série d'été. Ni kitscheries, ni madeleines. Quelques confessions anodines... Tiens... Une en passant, comme ça: j'ai été scout. J'en ai gardé la capacité d'allumer un feu, quelques caractères de code Morse et les paroles de Stewball.

A part ça, rédaction estivale des Miscellanées du Web, sur iPad. Une bonne activité d'après-midi, à l'ombre, en écoutant les Tokyo Tapes de Scorpions, ou Manassas, ou Odd Future, ou Fleet Foxes, ou Miles Kane.

J'ai cru pendant 300 pages que feu David Foster-Wallace avait la verve et la puissance d'un John Irving période Monde selon Garp. J'ai fini par lâcher l'affaire. "La Fonction du Balais" manque du souffle épique qui faisait la force du Garp.

Retour à James Lee Burke, "Dernier Tram pour les Champs-Elysées". Du polar certes, mais quelle écriture! Quelles plongées dans les tréfonds de la société de Louisiane!

Voila, c'est tout!

Enjoy!


Envoyé de mon iPhone

19/07/2011

Bloc-note express N°180

La première version de ce post était en cours de rédaction sur l'iPad, bien avancée, sur l'appli ad-hoc développée par Hautetfort. Tout va bien, nous sommes samedi matin, tôt, très tôt, trop tôt. L'inspiration est au rendez-vous. Comme un samedi matin. Après un vendredi après-midi passé à écrire des Miscellanées avec le camarade Nico Prat.

Et l'iPad plante. Ou bien l'appli. Ou bien je ne sais quoi. Il n'y a pas eu de sauvegarde. Fail total.

Nous sommes dimanche soir. Comment réécrire un billet, initialement venu spontanément? Pas de réécriture. Rien ne vient. Il faut reprendre à zéro. Raconter les hauts faits de la semaine passée, les rencontres marquantes, les réunions stratégiques, les choix, les envies. Mouais. Pourquoi pas. Revenir sur les choses lues, les films vus. Jouable. Simple. Parler de Google+. Pourquoi pas. Parler de Dukan qui repointe son nez. Tiens, voila un début...

Donc Dukan. Protéines à donf'. Pour retrouver une ligne d'ascète, voire d'athlète. Ca commence par l'achat de la version 2011 de l'opus du bon Docteur. Ledit opus a grossi, lui. Gag! Achat de denrées diverses, toutes plus tentantes les unes que les autres à condition qu'elles ne contiennent ni lipides, ni glucides. Gargl. Ni sucres, ni graisses. Ni vin,  ni fromage, ni foie gras, ni pâte à tartiner au speculoos... Arrêt des trucs bons, pour faire court.

Google+... Bon, résumons. Compte ouvert, exploration des fonctionnalités en cours, développement du réseau de contacts en cours. Il y a du monde, on ne comprend pas tout du premier coup, ça n'a pas l'air totalement finalisé. Affaire à suivre.

Il y a eu le 14 juillet. J'ai assisté au défilé, sur les Champs Elysées. En tribune, pas loin de la Place de la Concorde. Bien installé. Au soleil. Le militaire à deux rangs devant moi n'a pas cessé de se lever pour saluer chaque drapeau qui passait. Et des drapeaux, on a vu passer... Je ne suis pas fana mili, mais la symbolique de l'événement est importante, n'en déplaise à certains. Qui plus est quand des types de moins de 30 ans se font trouer la peau au fin fond de l'Afghanistan. Pas de quoi partir en guerre contre l'anti-France ni décerner des certificats de "Bon Français" comme d'autres... Les chars, les hélicos, les avions, tagada tsoin tsoin. On n'est pas là pour se faire engueuler, on est là pour voir le défilé, comme chantait Boris Vian.

Bande-son de la semaine: Fleet Foxes, Band of Horses, Easy All Stars, Bon Iver.

Films vus: Harry Potter (on dirait du Star Wars, avec des baguettes de sorciers à la place des sabres laser), Switch (le films qui vous coupe toute vélléité d'échange d'appartement avec un inconnu)

Choses lues: Le Grand Voyage de Jorge Semprun

Enjoy!

22/06/2011

Bloc-note express N°176

Bon, l'est pas mouru le Dubuc... C'est donc sur cette note positive que le chroniqueur entame la semaine. Il flotte, il fait gris, le scooter est dans un piètre état. Mais ce qui ne vous tue pas, etc. comme disait l'ami Friedrich... Bref retour en forme qui permet d'entamer une crise existentielle sur le mode: et si... Et si je m'étais mangé le rail en béton sur le périphérique ou l'autoroute... Et si j'avais été seul en selle... Et si, et si, et si... Et si j'arrêtais le scoot'? La bonne question. 

Vie de piéton. Vie dans le métro. Prendre son temps, ralentir. Et si je ralentissais? Pour lire, écouter de la musique, jouer à Angry Bird, bercé par le bruit des rails, dans les effluves matinales d'aisselles pas nettes... Ca y'est, ça me reprend. tout de suite LE truc négatif. Bon, jouons notre bobo parisien. Donc, Vélib, métro et marche à pied.

biker, live to ride, boboUne fois digérée la note positive. Hier, il flotte, incident voyageur sur la Ligne 4. Mais keskizont les gens à se jeter sous le métro le jour où je le prends? Ils devaient être plusieurs. C'est tragique. C'est Guyana, c'est le Temple Solaire, pas uniquement la détresse individuelle. Pas d'explication, jamais d'explication. Seul le constat impitoyable que les rames sont bondées. Que les quais sont bondés. Que ça n'avance pas. Et que le bobo-écolo du paragraphe précédent ne rêve que d'une seule chose: remonter en selle! Donc c'est décidé: je reprends le scooter! Live to ride, baby! Born to be wild!

A propos de bobos, lecture agréable, Bobos de Merde, le livre de Benoît et Bixente. Beaucoup d'auto-dérision et un petit côté entomologiste fort plaisant. A 47 ans, je me sens à peine concerné... Hin, hin. Les fringues The Kooples ne taillent pas assez grand pour y caser ma carcasse un peu charnue. 

Super programme de concerts à venir... Arcade Fire, Greg Allman, Fleet Foxes, John Mellencamp. En bonne compagnie. 

rolling stonesSamedi dernier, soirée Rolling Stones, chez un vrai passionné. J'y vais avec un t-shirt Ramones, histoire de marquer mon territoire. Je ne suis pas de la génération Rolling Stones. J'aurais aimé. Pas de bol, je suis né trop tard et n'avais pas de grand frère pour m'y initier. Mon adolescence c'est le punk et la new wave. Belle soirée quand même! Dans une cave, avec un groupe reprenant le répertoire des Glimmer Twins. Arrosée de quelques bières, comme il se doit. It's only rock'n'roll and I like it!

A part ça... 20 ans de mariage aujourd'hui!

Bande-son de la semaine: Susan Tedeschi (courtesy Mossieur Resse), The Kills, Miles Kane

Enjoy!

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