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  • Playlist d'été de Mr Dubuc

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  • Bloc-note express N°181

    Mortifère le weekend. Oslo, la saga norvégienne où le viking dégénéré décide par Thor, Odin et je ne sais quoi d'envoyer au Walhalla quelques dizaines de compatriotes, ados, jeunes adultes. Violence glaçante. Camden Square, saga destroy et fin prévisible d'une diva soul. Déchéance sous les caméras et les yeux avides du public. Dernier combat, perdu, d'un homme portant le nom d'une famille exceptionnelle, les Servan-Schreiber.

    What else? On évite clairement d'écouter l'intégrale de Joy Division ou James Blake en bande-son d'un téléviseur muet diffusant en boucle les drames du wekend. Histoire de ne point en rajouter, avec en contrechamp une météo sombre...

    Re-visionnage de l'adaptation de Dans la Brume Electrique, le film de Tavernier, adaptation d'un roman de James Lee Burke. Je suis fan de Burke, pour avoir su recréer au fil des aventures de Dave Robicheaux, son personnage, l'atmosphère moite et déglinguée de la Louisiane.

    Google+ à fond. Plus on avance dans l'expérience, plus on entrevoit le potentiel de ce qui va chatouiller Facebook et peut-être ébranler son piédestal. L'organisation des contacts en Cercles est plus simple et intuitive que l'organisation des groupes d'amis Facebook, et la gestion complexe des autorisations d'accès. Déjà Google+ peut se substituer à la messagerie instantanée, au mail, au micro-blogging...

    La rédaction des Miscellanées du Web avance, à grands pas. Nico Prat et moi avons mis en pratique des sessions hebdomadaires d'écriture avec compatbilisation des signes produits en fin de séance. Gros délire à la clé, une idée créative en appelle une autre. Le Web est un vaste sujet. Idéal pour en extraire les anecdotes, les histoires, les échecs majeurs, les vérités fondamentales... Un travail de geeks... Remise du manuscrit en octobre!

    Je me rends compte que j'ai consacré deux posts à Amy Winehouse et n'ai versé aucune larme visible pour les 76 victimes du tueur fou norvégien. Juste un peu agacé par la tentative d'amalgame habituel: le tueur utilisait Twitter, Facebook, Internet, jouait aux jeux vidéos... Les racines du Mal absolu pour les esprits simples... C'est toujours choquant les visions réductrices d'un sujet, quel qu'il soit. Tout comme le raccourci qui consiste à ne voir en Andres Behring Breivik qu'un simple "fou". Trop simple. Il est de l'espèce des Timothy McVeigh (Oklahoma City), semble-t-il.

    A part ça, vacances très très bientôt. Blog un peu en vacances cet été. Quelques #JeudiConfession, à la sauce Twitter, quelques playlists de vacance. Pas de grande série d'été, cette année.

    Bande-son de la semaine: Seasick Steve, Cage the Elephant, Bon Iver, et toujours Anna Calvi et Fleet Foxes.

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  • Neil Young et Amy Winehouse

    A priori, la collision des deux univers est improbable. Le Loner, à 65 ans passés, continue d'enrichir une discographie complexe et richissime. Au gré de ses envies, de ses humeurs, de son envie de faire rugir les Marshall, ou de bercer son public de ses somptueuses ballades folk. Amy W a rejoint le sinistre Club 27 des stars cramées. Avec une discographie plus légère, moeurs du marché de la musique des années 2000 obligent.

    Au même âge, Hendrix, Joplin, Morrison avaient accompli leur oeuvre. Multiplié les directions artistiques, les champs d'exploration. Amy Winehouse est plus proche de Kurt Cobain. Un album au succès planétaire, proprement monstrueux. Un mal être persistant. Une fin rapide laissant un sentiment d'inachevé. Et une inscription immédiate au Hall of Fame du rock'n'roll.
    Mais Neil Young dans tout ça? Il y a les paroles de Hey Hey My My, sur l'album Rust Never Sleep, qui sont dérangeantes, car tout est écrit sur le fatum de la star du rock:

    Hey Hey, My My
    Rock'n'roll is here to stay,
    It's better to burn out
    Than to fade avway,
    My My Hey Hey


    The King is gone, but not forgotten. Pas d'oubli. C'est la Société du Spectacle, qui malgré ses mises en scènes, ses gloires éphémères, sa mémoire collective de poisson rouge, arrive paradoxalement à détruire ceux qu'elle porte au pinacle, et dont les noms passeront les générations. Bizarrerie.

    Etonnamment, ce sont parfois ceux qui ont parié sur la brièveté des choses qui ont vécu le plus longtemps. Roger Daltrey, et son I Hope I die before I get old (My Generation), entre autres. MacCartney a été plus lucide, le seul à avoir envisagé le passage de la soixantaine, et ce, en 1967 (When I'm 64)... Mais Macca n'est pas un rebelle. Alice Cooper chante-t-il toujours I'm Eighteen sur scène? J'aimerai voir ça.

    Finalement, c'est peut-être ça, l'âme du rock'n'roll. Un équilibre fragile entre pacte Faustien et chute brutale façon Icare. Iggy Pop, Keith Richards vs Club 27, Ian Curtis, Eddie Cochran, etc...

    Donc, ce matin, je réécoute Neil Young en ayant une pensée pour Amy W.

    Enjoy!

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  • RIP Amy Winehouse

    S'il ne faut garder que le meillleur d'Amy Winehouse, étoile filante.

    Amy Winehouse: Back to Black

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  • Dans mon iPod ce weekend... The Allman Brothers

    Hé, hé... Une claque monstrueuse, un album sorti en 1971, The Allman Brothers Band, live at the Fillmore East. Autant dire, une vieillerie de derrière les fagots, précédé d'une réputation flatteuse depuis plus de 40 ans et que je n'avais jusqu'à présent jamais eu l'occasion d'écouter. Parce que les Allman Bros. c'était inaudible à l'époque du punk. Parce que Duane Allman avait eu le mauvais goût de faire un crash test fatal moto contre autobus il y a 40 ans. Parce que les duels de guitares, et les jams interminables... Pffff... Mais la rédemption est possible et la curiosité... La curiosité... Après avoir vu sur scène Gregg, le frangin survivant qui porte encore beau, il y a quelques semaines, je me suis penché sur les oeuvres passées de ce gang de rednecks... Avec plaisir. Yes! Ecoutez, jeunes gens, ce délice de 9 minutes, In Memory Of Elizabeth Reed... Vous m'en direz des nouvelles!

    The Allman Brothers: In Memory Of Elizabeth Reed



    Enjoy!

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