18/01/2012

L'art du voyage

J'ai voyagé. Longtemps. J'ai pris des avions, moyens ou long courrier. J'ai aimé l'odeur du kérosène des aéroports.

L'aéroport, première invitation au voyage. J'ai aimé ce moment où, passé le stress de la préparation des bagages, tu te présentais à l'enregistrement, avec billet, bagages et passeport... Il y a toujours eu un avant voyage. L'idée du voyage, cette excitation née de la projection. Je vais partir. Puis venait le moment où il s'agissait de savoir ce qui était indispensable au voyage. Fringues, accessoires, appareils photo, livres, iPod, magazines... Singe en peluche. Oui, j'ai voyagé avec mon singe. J'en avais même fait un blog. Je le photographiais à Tokyo, Seoul, San Francisco ou New York.

Mais revenons aux aéroports. Une fois les bagages enregistrés, se diriger le pas léger vers la salle d'embarquement, passer les contrôles, attendre, grignoter quelque croissant dans le lounge voyageur, prendre un café en regardant l'activité sur les pistes. Attendre encore. Monter à bord, s'installer pour 3, 5 ou 13 heures, de jour comme de nuit. Recréer une bulle, sentir les vibrations de moteurs, attacher sa ceinture, sentir dans son corps la pression du décollage, le rugissement des réacteurs. Se sentir libre.

Dans le voyage, il y avait la parenthèse du vol. 33 000 pieds au dessus du monde, qui n'apparaissait plus que sur une carte, sur un petit écran couleur que l'on consultait de temps à autre. Le temps passé dans l'avion a toujours été une phase magique, celle où tu n'étais plus joignable, où tu étais dans les limbes, ni chez toi, ni encore là bas. Tu étais au dessus de l'océan. Tu sentais le froid de l'extérieur quand tu poses ta main sur le Plexiglas du hublot, ou sur la parois de la carlingue. Parfois, comme sur les vols Paris-Tokyo, un coup d'oeil à la carte t'apprenais que tu survolais le désert de Gobi. Il faisait nuit. La seule lumière visible était celle de l'extrémité de l'aile. Puis il y avait le petit matin, le soleil qui apparait au dessus des nuages. Tu avais mal dormi. Ou peu dormi. Il restait quelques heures en l'air. Puis, une fois le café et les toasts engloutis, on entamait la descente. On perçait la couche nuageuse. On apercevait des champs aux formes géométriques. On apercevait des toits. Le paysage s'agitait, on survolait les autoroutes bondées. Des pointes d'écume apparaissaient à la surface de l'océan, les sillages des bateaux, aussi.

L'avion s'éveillait. Chacun rangeait son terrier. Pliait sa couverture. Remplissaiit maladroitement le formulaire de débarquement en se demandant toujours quelles cases il devait remplir.
Impact des roues sur le sol, freinage, immobilisation de l'appareil. Arrivée au parking, personne ne se lèvait, mais tout le monde avait déjà allumé son téléphone, malgré les consignes.

Débarquement, formalités, attente. Attente du coup de tampon sur le passeport, attente des bagages, attente jusqu'à la délivrance, les premiers pas en terre inconnue.

La première fois est toujours la meilleure. C'est connu. Presque un cliché. Et pourtant.

Je me rappelle de la première vision du skyline de Manhattan, avec les Twin Towers encore debout, assis sur la banquette défoncée d'un Yellow Cab hors d'âge. Je me rappelle de mes premiers pas sur le sol japonais, juste sorti du terminal d'arrivée de Narita, attendant le Limousine Bus pour rejoindre Tokyo. Exquise politesse du chauffeur, annonces dans une langue incompréhensible, caractères kanji... Je me rappelle avoir été littéralement "Lost in Translation", déboussolé, perdu dans un monde que j'aspirais à découvrir depuis des années. Je me rappelle de mes premiers pas à Istanbul, d'une arrivée nocturne, et de cette impression étrange de ne pas savoir où j'allais, pas plus que le chauffeur de taxi, d'ailleurs. Je me rappelle de Montréal, où je me suis senti tellement chez moi, au point de vouloir émigrer au Québec une fois rentré à Paris. Je me rappelle avoir quitté Tokyo pour aller visiter les temples de Nikko, avoir quitté Seoul pour découvrir la DMZ à la frontière qui sépare les Corées du Nord et du Sud. Je me rappelle les virées à Lan Kwai Fong, Kabuki-cho, Soho, la Route 66, la Highway One. Je me rappelle des motels du South Dakota ou de Floride, des routes américaines interminables lignes droites, parcourues au volant d'une Chevy ou d'un RV. Je me souviens des monts Sorak dans le brouillard à l'Est de la Corée. Je me souviens de la vallée du Dras et du Dadès, des tentes caïdales, de la vision du sable et des rochers.

Voyages d'affaires, voyages plaisir, seul ou en famille. Voyages, quoi. Vous me manquez.

19:36 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : voyages | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

12/08/2011

13 août 1961 - Berlin

"Niemand hat die Absicht eine Mauer zu errichten".
Walter Ulbricht prononce cette phrase définitive le 15 juin 1961. Personne n'a le projet de construire un mur.
Le 13 juin 1961, construction du Mur de Berlin. Lequel reste en place pendant 28 ans. De plus en plus sophistiqué. Enclavant une1/2 ville qui va être le poste avancé du monde occidental, provocation permanente aux yeux des autorités est-allemandes.
Je l'ai déjà écrit ici, j'ai connu le Berlin d'avant la chute du Mur. Un Berlin à l'ambiance unique, univers clos, vivant, illuminé 24/24. Le Mur de Bowie, Lou Reed, Nina Hagen... Je me souviens de ces visites surréalistes de l'autre côté. Des Trabant, des slogans à la gloire de l'homme nouveau en lettres blanches sur fond rouge. Un Berlin disparu.
Berlin s'est normalisé au fil des ans.
Du Mur il ne reste plus grand chose, certains panneaux ont même échoué à Paris (Maison de la Radio, Porte de Versailles).
Le Mur, c'était il y a cinquante ans. Another brick in the Wall.

Envoyé de mon iPhone

14:30 Publié dans Actualité, Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

14/07/2011

Bloc-note express N°179

Le weekend dernier fut belge. Bruxellois pour être précis. La précision est importante. Bruxellois ET culturel. Objectif: éviter les trucs touristiques, le Manneken Pis par exemple. Se dire qu'on va visiter le musée de la BD. Et ne pas le visiter. Se focaliser sur la Villa Empain, qui abrite la Fondation Boghossian, laquelle a organisé une belle exposition sur les femmes. Moins militante que l'expo Elles du Centre Georges Pompidou. Plus fine. Des femmes sous le regard des femmes, et de quelques hommes. Sublime et épurée.

La Centrale Electrique, un lieu entre Palais de Tokyo, Fondation Cartier et Tate Modern miniature... Jane Alexander met en scène son Afrique du Sud, avec d'étranges créatures hybrides, des gants de caoutchouc rouge, quelque chose d'obscur, même dans l'explication de l'artiste...

Bozar, lieu consacré aux bozars... Plusieurs expos, un choix, celui de se consacrer aux phtographes belges. Etonnantes natures mortes, bunkers renversés, vies de familles...

Plus loin, Louvain la Neuve, et son Musée Hergé. Je craignais le pire, malgré tout. Essentiellement de découvrir une sorte de Disneyland purement marchand. Le résultat est étonnant, une pure plongée dans l'univers de Tintin, de la ligne claire. Fascination devant les planches originales, devant le coup de crayon, la technique unique et le travail d'équipe incroyable qu'était devenue l'élaboration d'un album de Tintin.

Mention spéciale, et envie de péter les genoux, voire pire, à l'abruti qui a fracassé la vitre avant de la voiture pour piquer, le minable, un sac posé certes un peu trop en évidence. La prise de contact avec la police belge a été agréable.

Un point important: toujours partir en voyage avec un copain ayant été chef déco dans le cinéma. C'est fou comment avec un bout de carton et un rouleau de gaffer, il t'improvise une solution de remplacement à ton prpblème de vitre brisée. Avoir avec soi aussi un copain équipé d'un Laguiole, bricoleur de surcroit. Résultat: un ersatz de vitre avant qui protège du vent...

Voila, quoi. Et on écoute de la new wave belge des années 80. Et quelques raretés, dénichées chez un disquaire local.

Retour à Paris sans histoires...

Enjoy!


Envoyé de mon iPad

21:58 Publié dans Ailleurs, Bloc-note express, Choses vues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bruxelles, bloc-note express | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

19/11/2010

Les voies du rock'n'roll sont impénétrables

Et oui, Petit Scarabée, la Voie des Maîtres tu dois suivre, et du droit chemin ne pas t'éloigner tu dois. Des délires avinés et enfumés de l'Occident décadent te détourner tu dois. La Fender Telecaster, l'ampli Marshall ne sont rien. Le pantalon moule-boules en lurex ne sied pas au cheminement vers la Sagesse. Les rockers tu convertiras par ton exemplarité. 

Ainsi le Nirvana tu atteindras.

(Merci à M. Zarmu pour cette pépite)

Enjoy!

08:27 Publié dans Ailleurs, Choses vues, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : deep purple, smoke on the water, shamisen, zen | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

01/11/2010

Quelque part en Normandie

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12:00 Publié dans Ailleurs, Choses vues | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : normandie, weekend | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

22/09/2010

Londres


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08:27 Publié dans Ailleurs, Choses vues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ad:tech, londres | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

29/01/2010

Je comprends mieux les bases du football américain...

Sous nos latitudes, le football américain est, au même titre que le baseball d'ailleurs, un sport aux règles obscures. Il y a certes un terrain, deux équipes, un ballon, des poteaux... Mais la mécanique du sport lui-même est complexes. Les règles du football américain, les combinaisons qui permettent à une équipe de progresser en terrain adverse pour marquer des points et alimenter les bases statistiques relèvent des sciences occultes. Impénétrables pour nos esprits européens. Je remercie donc chaleureusement les initiateurs et membres de la Lingerie Football League qui s'ils n'ont pas totalement défloré les subtilités du jeu, m'ont donné une raison valable de m'y intéresser. Avec un regard neuf. Un oeil écarquillé afin d'en apprécier les finesses.

Un extrait de match et une interview pour appuyer l'argumentation:

 

 

Je suis finalement assez fan des Chicago Bliss, mais vais me pencher sur le cas des Dallas Desire, Phoenix Seduction, Seattle Mist et Miami Caliente.

Enjoy!!!

18:05 Publié dans Actualité, Ailleurs, Choses vues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lfl, lingerie football league, football américain | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

15/05/2008

Vu au Japon

622249653.jpgAu Japon, où la majorité de la population se concentre dans les zones urbaines côtières, la gestion de l'espace est un art, une science. Les applications pratiques sont ingénieuses... Le parking par exemple... Plutôt que stocker les voitures sur une surface place, autant les empiler, dans des parkings automatisés et verticaux. Placez votre1656142949.jpg véhicule dans l'ascenseur. Il est englouti par la machine. Au moment de la restitution, pas de soucis... Une plateforme rotative le remettra dans le sens de la route... et vous pourrez affronter les embouteillages du retour... ;-)
 
 
 
 
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08:10 Publié dans Ailleurs, Choses vues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, parking | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

Vu au Japon

1878975901.jpgUn rendez-vous professionnel au Japon... Souvent le même décor. Ce type de petit salon aux sièges bas. Vous vous installez, dans votre fauteuil. On vous apporte une tasse de thé vert, un verre d'eau, un rafraîchissement. On parle. On vous écoute parler, après l'échange rituel de cartes de visites, que l'on observe religieusement. On se présente. On n'élève pas la voix. Ca se passe bien. On n'est jamais totalement sûrs d'avoir conclu quoi que ce soit. Mais l'atmosphère est courtoise.
On se quitte sur un "Thank you for your time". Arigato gozaïmashita. Dozo.
Et on passe au rendez-vous suivant. dans un petit salon aux sièges bas... ad lib... ;-)
 
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07:55 Publié dans Ailleurs, Choses vues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!

22/04/2008

Vu au Japon

383164292.JPG Vu au Japon et testé!!! La carte de paiement instantané. Passmo ou Suica. Qui permet de prendre les transports en commun. Ad lib. Tant qu'elle est chargée. Bref, me direz-vous, quelle différence avec le Pass Navigo, de la RATP?
 
Imaginez aussi pouvoir procéder à de menus achats, boissons dans des distributeurs automatiques, un café-croissants dans votre rade favori, ou des journaux, magazines, chewing-gums directement au kiosque... Bref, une carte Moneo qui serait acceptée presque partout... Pas de code à taper, pas d'insertion dans une machine, juste un contact avec le capteur. Rapide, facile d'utilisation. 
 
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A noter aussi que dans certains cas, certains modèles de téléphone mobile peuvent servir de moyen de paiement. Etonnant, non...
 
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08:11 Publié dans Ailleurs, Choses vues | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, tokyo, technologie | |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it!