19/11/2014

Nicolas Vanier, les chiens, le froid... Avant-première

nicolas vanier, odyssée sauvageNicolas Vanier est un grand frappadingue. Je t'assure. Quel être rationnel est prêt à se peler le jonc, pour employer une délicieuse expression populaire, pendant presque 3 mois, à arpenter des lieux où mis à part ses chiens il ne va pas rencontrer âme qui vive? Je te le demande. Hallucination. D'accord, le chien ça tient chaud... Ne dit-on pas: un hot dog? OK, je sors sous les huées après une demi-vanne plutôt moyenne. Mais quand même, sérieusement, Nicolas, est-ce bien raisonnable?

D'ailleurs, dans le documentaire présenté en grandes pompes hier soir, foule des grands jours, quasi-émeute, en haut des Champs Elysées (ce haut lieu du mauvais goût parisien adoré des touristes du monde entier, qui donne envie, cela dit en passant, de s'exiler au fin fond de la Sibérie... d'ailleurs, c'est peut-être pour ça que Nicolas a pointé son nez sur les Champs, pour conforter sa conviction que l'enfer c'est les autres, surtout entre l'Arc de Triomphe et la Concorde. Il n'est pas venu avec ses chiens, on le comprend, on les comprends. Fin de l'aparté). 

Le monde du Grand Nord est froid, très froid. Mais la neige fond, les fleuves ne gèlent plus. Ou plus vraiment au bon moment. La steppe mongole est plate, l'horizon immense. La neige rare. Trop rare. Le Mongol est chaleureux, on a envie de boire des coups avec lui dans sa yourte, faire un check et reprendre la route. Avec les chiens, les "p'tits chiens" comme le dit Nicolas. Parlons-en des chiens. Le chien de traineau est gaulé comme un marathonien, pas une once de graisse, sec, long, puissant. Une McLaren au démarrage. Tu lâches l'ancre, tu lâches le frein, l'attelage démarre à donf'. Le chien aime la course. A moins de 80 kilomètres par jour, il est frustré, il s'ennuie, il tourne en rond. Un coup à finir devant la télé en regardant des shows de téléréalité en se gavant de chips. Alors qu'avec Nicolas, on fait 120 bornes sur de la glace, on sait qu'il va inspecter les pattes, mettre les bottines de protection, masser le muscle, dire les mots d'encouragement et rassembler la litière de paille qui permettra de passer une nuit paisible par -50° celsius. Le gars aime ses chiens. Y'a pas photo. Il soigne son équipe, ces compagnons, certes peu bavards, mais dévoués, qui le mènent au bout du monde, sans discuter, sans préavis de grève, toujours à fond, dans le bonheur et dans les épreuves. 

L'Odyssée sauvages, ce sont ces folles images d'une course effreinée sur les glaces du lac Baïkal. 1 600 m de fond. Une glace qui se brise, se fend, regèle, est pleine de pièges, sur laquelle traineau et chiens filent. On oubliera le commentaire un peu didactique, on sera en empathie avec Nicolas, après sa n-ième gamelle dans la neige, sur la glace du pack, râlant, tel le Sergent Murtaugh de l'Arme Fatale, "je suis trop vieux pour ce truc". En tout cas, et ça, Nicolas, je te le dis, en te tutoyant (mais c'est toi qui a commencé...), j'aime cette devise que tu répètes sans cesse, "mieux vaut vivre ses rêves que rêver sa vie". J'adhère. 

Pour en savoir plus sur L'Odyssée sauvage

PS: Je suis plutôt chat que chien, mais il me semble que le chat de traineau ne soit pas un concept qui tienne la route... Quoi qu'il en soit, quitte à en baver côté condition physique, j'ai des envies de Yukon, de Grand Nord, de ballades en cris' de caliss' de traineau dans ces espaces immaculés avant la cata finale, la fonte de tout et le grand bordel terminal comme dans les films de Roland Emmerich. 

16/03/2013

Adios Amigos! (Bloc-note express N°210)

adios, ramones, dubucHello jeunes gens, fidèles lecteurs amis virtuels et IRL. Dubuc's blog s'arrête. Du moins sous cette forme.

L'aventure a commencé en mars 2006, elle s'achève en mars 2013. C'était cool. Ca l'est toujours. Mais en 7 ans le web a évolué. Il y a eu Facebook, Twitter, Pinterest, Instagram, plein de nouvelles occasions de publier des contenus, de poster des images, des sons, des vidéos. 

En 2007, je parlais nouvelles technos, nouveaux usages numériques. J'ai publié des carnets de voyages, des impressions glanées ça et là. Japon, Corée, Californie, New York. Le blog a été le reflet de ma vie professionnelle, de mes centres d'intérêt. J'y livrai un peu de moi. J'ai même fini par le mentionner sur mon CV. 200% assumé. 

J'ai rencontré des gens, on a échangé. Certains sont devenus de vrais amis avec qui on boit de vraies bières en dégustant de la vraie nourriture, pas uniquement des photos de hamburgers ou de cupcakes. Je me suis frotté brièvement à la politique, arborant fièrement pendant quelques mois un fanion orange... J'en ris encore.

Aujourd'hui, j'arrête Dubuc's blog. Après quelques milliers de billets. Et deux livres. Le livre de papier a été paradoxalement, le prolongement du blog. Le goût de l'écriture, l'envie de raconter, la graphomanie compulsive.

Dubuc se retire dans sa grotte. Mr Dubuc prend le relais, ailleurs, sur Tumblr.
Désormais, ça se passera ici: http://MrDubuc.tumblr.com

Merci pour votre fidélité.
Bises.

Enjoy! 

03/03/2013

Dans mon iPad ce weekeend... Daniel Darc

Double hommage à Daniel Darc.

Enjoy!

02/03/2013

Daniel Darc

taxi girl, danil darc, ripDaniel Darc, je l'ai croisé, un jour dans les coulisses de Rock en Seine, et j'ai été frappé par cette silhouette cassée. On était loin du gamin ébourrifé, période jeunes gens modernes, des années 80. Intimidant. Intimidant, parce qu'on savait tout de son destin exceptionnel, entre dope, crâmage de chandelle par les deux bouts, tatouages, rédemption. Etait-ce le même qui chantait Vivian Vog et ses pulsion suicidaires et le Psaume 23 (le Seigneur est mon berger).
Taxi Girl, même éphémère, a été l'un des piliers français de mon éducation musicale adolescente. Seppukku, L'ALBUM de Taxi Girl, l'une des pierres angulaires de mon petit Panthéon personnel. Parce qu'il avait tout, l'esthétique, la noirceur, l'homme en noir JJ Burnel à la production. Tout ce qu'il fallait pour nourrir le romantisme sombre d'un ado.
Cet album, j'en ai cherché longtemps la réédition en CD. Jamais trouvé. Puis vint Napster, puis Kaazaa, LimeWire, et autres. Et un jour, au début des années 2000, j'ai fini par le dénicher. Version française et version anglaise. Et j'ai rechanté qu'il ne restait plus rien des armées de la nuit. Daniel Darc, je ne l'avais pas totalement perdu de vue. Il avait chanté Nijinsky au milieu des 90s. Les Inrocks, encore mensuel, entretenait le mythe. Mirwais, quelques années plus tard, allait cachetonner brillamment chez Madonna. Daniel Darc restait silencieux.
Puis vint Crève Coeur. "Je me souviens, je me rappelle" marqué. Paroles et mélodie. Un album pop. Dont la conclusion était cette lecture du Psaume 23, le genre d'expérience qui ne laisse jamais intact.
Les albums suivants m'ont moins séduits. Daniel Darc faisait trop partie du paysage mental de mes 16 ans.
Aujourd'hui, j'ai réécouté les Armées de la Nuit. Tu avais raison, Daniel, il n'en reste plus rien.
Adieu, mec.

23/02/2013

dans mon iPod ce weekend... Jacques Higelin

L'autre soir j'ai rencontré Jacques Higelin. Pas en tête à tête. On était nombreuxc à venir découvrir son nouvel album, Beau Repaire, qui sortira le 1er avril prochain. Un album classique d'un Higelin à la voix immuable et aux influences Trenet plus que jamais sensibles dans l'écriture. Du bon Higelin, de la part d'un mec toujours aussi barré qui entre dans sa 73ème année. Je suis déjà impatient de le voir sur scène pendant la tournée qui va suivre la sortie de l'album, pour savoir s'il est toujours le fou chantant qui est capable de faire durer 20 minutes un morceau en s'offrant de légendaires digressions délirantes. Le premier single extrait de l'album "Seul" sortira bientôt. Pas de son, pas d'image pour le moment. Alors du coup, retournons quelques années en arrière... Un petit bout de "Je chante" et un "Tête en l'air" halluciné, filmé chez Maritie et Gilbert Carpentier (les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître). 

Enjoy!

16/02/2013

Dans mon iPod ce weekend... Rachel Zefira

De formation classique, la belle Rachel a fait ses premiers pas dans la pop aux côtés du sombre Faris Badwan de The Horrors au sein du duo Cat's Eyes. Voix cristalline, belle pop envoutante. Sur scène, une tuerie. 

Elle récidive en solo. C'est pop, c'est beau, what else? Idéal pour un café-couette crapuleux (ou pas).

Enjoy!

15/01/2013

Bonne résolution: toujours garder du recul!

Trop fort comme à l'accoutumée, Harold's Planet !

ridicule, harold's planet

05/01/2013

Dans mon iPod ce weekend... Georges Delerue

2 minutes 30 de musique. D'une mélodie sublime. Un instant de grâce absolue, témoignage d'une époque à jamais révolue. Epoque bénie des Trente Glorieuses où le monde savait encore s'émerveiller. L'enthousiasme était là. Le chômage bas. On était passé au bord de l'apocalypse nucléaire. On était bien. Godard aussi.

Enjoy!

03/01/2013

Twittus Politicus sort aujourd'hui

Une fin et un début. C'est toujours comme ça l'écriture d'un livre. Twittus Politicus sort en librairie aujourd'hui.

Et c'est l'acte final d'un processus de plusieurs mois. De l'idée à l'écriture. De la structuration du projet à la rédaction des premiers chapitres. Ce livre a évolué au fil des mois. D'une simple compilation miscellanesque de tweets politiques, il est devenu, sous l'impulsion de notre éditeur, projet plus ambitieux: recueil de témoignages, observation de la scène politique pendant une longue période électorale, analyse et décryptage. Avec un challenge: comment concilier le sérieux de l'analyse avec le fun? Comment refléter l'essence de Twitter, ce mélange permanent d'insignifiance et de sujets de fond? Bref, un été studieux, une rentrée à la bourre, une remise dans les temps. Et une attente. Parce que le plus long, dans la gestation d'un livre, c'est ce moment où manuscrit remis, relu, BAT dûment visé, on entre dans un processus industriel qui échappe totalement aux auteurs. Avec Nico Prat, on a bu des bières, des litres de Coca. Deuxième projet mené à bien. Il va falloir penser au 3ème!

Il y a quelques jours, on a attaqué la promo. C'est la partie sympa. C'est le début d'autre chose. Il faut faire vivre le livre, créer l'envie de le lire. Les auteurs se font plaisir pendant la phase d'écriture. Une fois le livre sorti, il faut partager ce plaisir. Cette seconde phase, une fois qu'on y a goûté, il est difficile de s'en lasser. C'est magique. Pour qui n'est pas blasé. Et puis il y a le plaisir simple (et terriblement narcissique) de voir l'objet en librairie, avec son nom dessus. Le genre de petit luxe qui fait du bien. Voila c'est tout. C'est peu et c'est énorme à la fois. 

Merci à tous ceux qui ont soutenu, participé, contribué à l'achèvement de ce projet. Merci à mon pote co-auteur Nico Prat, you rock dude!

Enjoy!

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21/12/2012

Joe Strummer Memories, épisode final

In Memoriam Joe Strummer 1952-2002